Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…
Il faut le voir pour le croire. "Trap" nous renvoie au pire de Shyamalan, à la fin de son adoubement des débuts et après une période de renaissance riche en bons films. L’idée était intrigante – voire même excitante – mais l’exécution est purement et simplement catastrophique. Une gigantesque blague où les invraisemblances et les incohérences s’enchaînent, acte après acte, jusqu’à saturation.
Dire que le Marvel Cinematic Universe traverse une phase compliquée tient de l'euphémisme. Films et séries à la qualité de plus en plus médiocres, immenses problèmes de production en interne, reports, absence flagrante de ligne directrice, rien ne va. En revanche, Disney et Kevin Feige ont bien compris que faire de bons films n'était plus une priorité. Pourquoi s'embêter à faire de bonnes choses quand il suffit d'aligner quelques caméos qui feraient passer un projet catastrophique pour le meilleur film de super héros de la décennie ? Malheureusement, pour son arrivée dans un univers au plus bas, Deadpool & Wolverine n'est pas épargné et souffre des pires maux qui rongent celui-ci depuis 2018. Et, pourtant, le troisième volet des aventures du mutant le plus irrévérencieux se révèle fort sympathique, sauvé par le cœur mis dans le projet.
Le réalisateur islandais Gudmundur Arnar Gudmundsson, caméra braquée sur l’âge adolescent, nous livre un deuxième long-métrage traversé de bruit et de fureur, mais aussi d’une immense tendresse cachée.
"Twisters" n’est pas vraiment une séquelle classique ni même un reboot ou un (très à la mode en ce moment) legacy sequel. C’est juste, près de trente ans plus tard, un long-métrage qui se déroule au même endroit sur le même sujet. Un peu comme un héritier réactualisé, avec la technologie d’aujourd’hui, du sympathique film de Jan De Bont datant de 1996.
Dos Madres : Ce premier film de Victor Iriarte est une heureuse découverte pleine de surprise, basée sur des faits réels dramatiques de vols massifs d’enfants en Espagne, depuis l’époque franquiste jusque dans les années 90
Si la majorité du public occidental a découvert Soi Cheang avec le tétanisant "Limbo", ce virage radical nous donne à découvrir une nouvelle collaboration sous l'égide du studio mythique Milkyway depuis "Accident" (2009). Connaissant le pedigree d’un producteur-réalisateur comme Johnnie To, dont les effets de styles et les changements de ton récurrents sont gages de qualité, "Mad Fate" ne lésine donc pas avec son humour décalé et son scénario alambiqué. Les personnages peuvent-ils seulement lutter pour changer leur destin et réprimer leurs pulsions meurtrières ? À force de tirer tous les filons divinatoires, la réponse est amenée avec beaucoup de confusion malgré la merveilleuse idée de peindre la folie sous une pluie qui appelle le sang.
Longlegs est un bon thriller à l’ambiance et à l’atmosphère très réussies. La mise en scène au cordeau nous tient quant à elle en haleine durant une heure et demie, malgré un tempo assez lent.
Délicieuse romance glamour interprétée avec talent par Scarlett Johansson en sorcière bien-aimée de la publicité et Channing Tatum en Steve Trevor de la NASA, TO THE MOON transforme la mythique mission Apollo 11 en une astucieuse mise en abyme du cinéma comme outil propagandiste, vecteur de poudre aux yeux au service de l’American Dream.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.