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Avec "Smashing Machine", Benny Safdie explore la vie du combattant Mark Kerr dans un drame viscéral porté par un Dwayne Johnson surprenant de sobriété. Entre violence maîtrisée et introspection, le film impressionne par sa mise en scène, mais peine à émouvoir pleinement. Un portrait intense, qui amorce une nouvelle facette du jeu de The Rock.
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Dans "A House of Dynamite", Kathryn Bigelow signe un film d’une intensité rare, où la peur nucléaire devient le miroir des dérives du pouvoir et de l’illusion du contrôle. En mêlant tension politique, réalisme suffocant et réflexion morale, la cinéaste dévoile une Amérique au bord du chaos, prisonnière de sa propre machine de guerre.
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À l’occasion des 20 ans du studio LAIKA, le Festival Lumière 2025 a célébré l'art de l'animation en volume avec la projection de "L’Étrange Pouvoir de Norman", accompagné du court-métrage hommage "The Thrifting". Écrit par Chris Butler et confié au Français Thibault Leclercq, le court-métrage rend hommage à l’univers de Norman et associe exploration du cinéma d’horreur et prouesses techniques.
C'est un réel pétri de tendresse que cherche à illustrer le film, au delà du poids peut-être mort d'une tradition et d'une théorie de toute façon déjà abordées maintes fois ailleurs. Ainsi ce plan magnifique qui montre un cuistot – celui qui annonce à Berlinguer l'événement d'un attentat fasciste – dans le jour d'un mur sur lequel est par ailleurs accroché le portrait de Marx. Les grands noms sont ainsi muets et font partie de la décoration. Non qu'il s'agisse de les oublier ou de les maltraiter (le film s'ouvre sur une citation de Gramsci) mais ils sont proprement un cadre dans lequel la vie de Berlinguer prend place non ce qu'il s'agit vraiment de raconter.
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Près de 70 ans après le film culte de Jack Arnold, "L’Homme qui rétrécit" renaît en 2025 sous la direction de Jan Kounen. Jean Dujardin incarne un architecte confronté à un rétrécissement inexorable, dans une fable existentielle alliant science-fiction, horreur et métaphysique. Une relecture visuellement ambitieuse du roman de Richard Matheson.
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"Chien 51" imagine un Paris dystopique divisé par des inégalités sociales exacerbées et contrôlé par une intelligence artificielle omniprésente. Malgré une esthétique réussie et un univers visuel immersif, le film de Cédric Jiménez manque de profondeur politique et émotionnelle, offrant une critique sociale trop superficielle pour pleinement convaincre.