Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
Un blockbuster plutôt bien fait avec des duels, des cascades, un méchant charismatique comme on aimerait en voir plus souvent chez Marvel et le légendaire humour de l’homme araignée.
Bâtie sur un postulat bateau et de personnages stéréotypés, voici une comédie française convenue mais rafraîchissante signée par Eric Lavaine, jusque là auteur de grosses farces potaches. Serait-ce le début d'une nouvelle carrière plus assagie, faite de feel-good movies légèrs?
La force de States of Grace réside dans ce portrait d’ados blessés, désabusés criants leurs détresses comme le fait Marcus dans un rap empreint de rage.
The Best Offer est un film peu conventionnel, sur fond de thriller romantique et d’arnaques aux ventes aux enchères, il aborde des thèmes comme la contrefaçon, l’identité et l’art...
Une comédie hilarante aux répliques cocasses, portés par des acteurs exceptionnels, le couple formé par Christian Clavier et Chantal Lauby est parfait en parent conservateur, dépassé par l’irruption de cette mixité culturelle...
De toutes nos forces de Nils Tavernier est un film d’une grande authenticité porté par trois acteurs Jacques Gamblin, Alexandra Lamy et Fabien Héraud (Julien), cet adolescent vit dans un fauteuil roulant, pour réaliser son rêve, il lance un défi à son père, qui supporte mal le handicap…
Apprenti gigolo a tout de l’hommage à Woody Allen, joliment réalisé avec la ville de New York en toile de fond, la musique jazzy, la photographie aux tons délicats et chaleureux...
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.