Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…
Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.
"5 Septembre" plonge dans les coulisses du massacre de Munich lors des Jeux olympiques de 1972, explorant le dilemme éthique des journalistes face à l'urgence de l'information. À travers un huis clos captivant, Tim Fehlbaum met en lumière le processus de diffusion en direct, entre pression et responsabilité. Le film nous invite à réfléchir sur la légitimité et les défis de l'information en temps de crise, tout en offrant une immersion intense dans le fonctionnement des studios de télévision. Un thriller saisissant qui interroge le journalisme, la morale et la quête du scoop.
Avec "The Brutalist", Brady Corbet explore l'histoire de l'Amérique à travers le parcours d'un architecte hongrois, abordant des thèmes puissants tels que le capitalisme, le racisme et l'illusion du rêve américain. Une œuvre ambitieuse, dense et épique, portée par une prestation exceptionnelle d'Adrien Brody et une bande-son envoûtante. Un film à voir absolument, qui marquera l’histoire du cinéma contemporain.
Il faut croire que l'on va devoir compter sur le talent de Sophie Thatcher à l'avenir, tant elle porte vers le haut ce "Companion", qui se veut une transposition somme toute réussie de l'univers de "Black Mirror" dans un contexte tout ce qu'il y a de plus contemporain et surtout lambda.
Dans un documentaire frappant et exceptionnel, Coeur Sanglant, Thierry Demaisières et Alban Teurlai plongent dans la psychè de Vincent Lindon et donnent à voir-entendre avec âpreté, lucidité ravageuse et émotion terrassante un acteur fou d'amour, de vérité et de désespoir.
Un Parfait Inconnu, le biopic de Bob Dylan réalisé par James Mangold. Timothée Chalamet impressionne par sa performance musicale, mais le film, malgré une reconstitution fascinante du New York des années 60, manque d'âme et d'intensité narrative.
Le Jardin zen : Inconnue chez nous malgré déjà 7 longs métrages à son actif, la cinéaste Naoko Ogigami manie un langage aussi sérieux que teinté d’ humour pour dénoncer subtilement certains travers de sa société japonaise bien-aimée.
Le romantisme des écrits de Jane Austen a inspiré la littérature, la télévision et le cinéma anglais, mais surtout l’imaginaire de toute une génération de jeunes femmes qui vivent dans l’attente désespérée d’une histoire d’amour sincère et passionnée. Une vision idéalisée, devenue anachronique dans notre société où flirts et aventures d’un jour se consomment sans modération sur des applis de rencontre. "Jane a gâché ma vie" s’engouffre dans cette dichotomie en s’attachant à une libraire célibataire en quête d’une vie romanesque.
Récompensé du prix SACD et du prix Fondation Gan à la Diffusion lors de la dernière édition de la Semaine de la Critique à Cannes, "Julie se tait", premier film de Leonardo Van Dijl, explore la résilience d'une jeune joueuse de tennis face à la pression, les abus et la quête de son autonomie. Un récit universel sur l’écoute et la guérison, à travers une performance émotive de Tessa Van den Broeck et une ambiance musicale signée Caroline Shaw.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.