Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Coup de chaud, un film de Raphaël Jacoulot : Critique

En plein mois d'Août, où ce sont les blockbusters qui ont la part belle, le cinéaste Raphaël Jacoulot réussit à rallier l'adhésion du public avec son dernier-né : coup de chaud, un thriller crédible sur fond d'étude sociale. Frissons garantis malgré la chaleur ambiante!

Les Mille et Une Nuits, un film de Miguel Gomes : Critique

En transposant le conte des mille et une nuits dans le Portugal d'aujourd'hui, Miguel Gomes réalise une allégorie politique sous la forme d'un triptyque....

Au plus près du Soleil, un film de Yves Angelo: Critique

Au plus près du soleil, un drame époustouflant avec avec Sylvie Testud, Grégory Gadebois, Mathilde Bisson...

Zouzou, un film de Blandine Lenoir : Critique

Zouzou est une comédie de Blandine Lenoir qui allie la fraîcheur d'un casting pétillant (avec Laure Calamy) au piquant des dialogues et à la tendresse de son scénario. Récompensé par les Prix du Public aux Festivals Renc'art de Montreuil 2014 et Cinéssonne 2014, Zouzou est un film moderne, touchant et vrai sur un sujet délicat : les relations sexuelles.

Ricki and the Flash, un film de Jonathan Demme : Critique

Ainsi, on ne retiendra de Ricki and the Flash que les scènes chantées, et par extension sa bande originale, pendant lesquels l’inénarrable Meryl Streep nous prouve qu’elle n’en a pas fini de nous impressionner et qu’elle possède une énergie sans borne.

La Volante, un film de Christophe Alo et Nicolas Bonilauri:Critique

Nathalie Baye est méconnaissable dans la Volante, un thriller conventionnel sombre à l’atmosphère hitchcockienne...

Derrière le mur, la Californie, un film de Marten Persiel : critique

Derrière le mur, la Californie (intitulé à l'international This Ain't California : Ce n'est pas la Californie) est une docu-fiction où les images en Super 8 et animés dessinés façonnent avec impertinence cette jeunesse devenue adulte aujourd'hui

Les chemins arides, un film d’Arnaud Khayadjanian : critique

Les chemins arides d'Arnaud Khayadjanian le conduisent aux confins de l'Anatolie pour sa quête de vérité à propos du massacre de ses ancêtres arméniens, tout en rendant hommage aux Justes de Turquie. Un film simple, limpide, et profondément humain.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.