Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
La résistance de l'air était plein de promesses, tant par son titre, magnifique, où ses scénaristes, Thomas Bidegain et Noé Debré, collaborateurs d'Audiard. Pourtant, le film ne remplie qu'à moitié ces attentes et on en ressort mitigé.
Les frères Malandrin, Stéphane et Guillaume, passent pour la seconde fois à la réalisation avec une comédie absurde et carrément barrée : Je suis mort mais j'ai des amis.
Quelque part entre l'Arme fatale et les productions Apatow, Spy est un excellent divertissement, porté par une Melissa McCarthy au top, où les cascades succèdent au rire.
Daddy Cool est un petit film remarquable, un premier long-métrage attendrissant et plein d’humour, avec à côté d'un Mark Ruffaloe grandiose, la comédienne Zoë Saldana dévoile un jeu tout en justesse,
Deuxième long-métrage du réalisateur David Pablos, Les Élues "Las Elegidas" sélectionné dans la catégorie Un Certain Regard, dépeint l'enfer de la prostitution forcée au Mexique avec une force inattendue.
Les événements vont mettre en relation Malcom Diggy et Jib et chambouler leurs futurs. Dans leur quartier la réussite sociale est difficile à aller chercher. Dope, un film aux personnages attachants. Une séance cinéma qui procure une joie non dissimulée.
Jurassic World est un mauvais film qui, malgré ses quelques bonnes idées et intentions, est mal écrit, parfois maladroitement interprété et manquant cruellement d'âme. Il cite son aîné sans jamais vraiment le comprendre et ne parvient pas à ériger sa propre voie.
En distribuant les torts et les raisons indépendamment ou presque de la géographie sociale, Casa Grande évite habilement de tomber, ni, dans une démagogie inefficace, ni dans un didactisme lourdaud sur la relation dominé/dominant.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.