Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Le réalisateur Laurent Tuel a voulu coller au plus près du "combat ordinaire", le roman graphique du même nom de Manu Larcenet. Mais à force de s'être trop approché de la flamme, il s'est un peu brûlé les ailes. Voici pourquoi...
Si une chose doit être retenu de cette séance ciné, c’est indubitablement que Sutter devrait se contenter du format série qu'il maitrise parfaitement et dans lequel il se permet de sortir des sentiers battus pour offrir un peu de ce politiquement incorrect plutôt que signer de tels scénarios de long-métrages qui peuvent être condensés en moins de deux minutes.
Nouvelle sortie e-cinema pour TF1 vidéo après Son of a gun, Adaline et Everly, Teach me love réunit Pierce Brosnan, Jessica Alba et Salma Hayek sous le soleil de la Californie. Sera-ce suffisant pour en faire la comédie romantique de cet été ?
Dans l’un des pays de l'Union Européenne les moins ouverts sur la question homosexuelle, la réalisatrice a l’intelligence d’éviter la charge sociale et le film donneur de leçons. La ligne de conduite de la cinéaste fait de Summer un subtil et non moins nécessaire manifeste pour la tolérance.
Plastiquement très élégant, Que viva Eisenstein ! parvient à satisfaire le sens visuel. Mais ce film ne manquerait-il pas d'une pincée de piment ? Découvrez ce qu'en pense CinéSéries-Mag.fr
Ant-Man n’est pas la purge que l’on pouvait craindre mais il est clairement la preuve que l’on est passé à côté d’un grand film. Constamment écrasé par l'ombre d'Edgar Wright, le film profite néanmoins de ses idées pour maintenir un certain intérêt malgré une mise en scène fade et impersonnelle. Reste un casting globalement convaincant dominé par le charismatique Michael Douglas.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.