Critiques films

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Phantom Boy, un film de Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli: Critique

Phantom Boy est un polar d'animation esthétiquement sublime, vocalement porté par un casting de choix.

L’etudiante et Monsieur Henri, un film de Ivan Calberac: Critique

L'étudiante et Monsieur Henri est une comédie française agréable, portée par de bons acteurs, ayant toutefois de nombreux défauts des comédies françaises actuelles.

Le Nouveau stagiaire (The Intern), un film de Nancy Meyers: Critique

"The Intern" ("Le Nouveau Stagiaire") est-il une comédie romantique dans la continuité de la carrière de Nancy Meyers, réalisatrice américaine, déjà elle aussi inscrite dans une certaine tradition du genre ? La présence de Robert De Niro participe-t-elle à cette continuité, ou la rafraichit-elle, ou au contraire, la dynamite-elle ?

Lamb, un film de Yared Zeleke: Critique

Onirique et émouvant, Lamb, ce premier long métrage du cinéaste Yared Zeleke est un film à découvrir

Patries, un film de Cheyenne Caron: Critique

Le fait de perdre de vue pendant près d’une demi-heure celui qui apparaissait de prime abord comme le personnage principal, et surtout le centre des enjeux du film, rend confuse la destination va laquelle la réalisatrice cherche à aller.

Le Labyrinthe : La Terre Brûlée, un film de Wes Ball: Critique

Ton plus sombres, personnages à la moralité ambiguë, le film se dissocie totalement de son ainé, chose à souligner si on dresse le film en parallèle de ses plus proches concurrents, les Hunger Games et autres Divergente, qui outre leurs qualités respectives (discutables), n’ont bâti leur succès que sur la réitération déguisée d’une recette unique.

Sicario, un film de Denis Villeneuve: Critique

Au final, en sacralisant une ambiance au détriment d’un scénario délibérément complexe, ne jouant presque que sur la symbolique qu’il dégage, il est d’autant plus prodigieux de voir que Villeneuve arrive là ou Michael Mann, Ridley Scott et Steven Soderbergh - autrement dit des tauliers de la pelloches- ont échoués, à savoir, su retranscrire à la perfection l’essence d’un film de cartel.

Vierge sous serment de Laura Bispuri: Critique

Au-delà de la tristement célèbre Gjakmarrje (Vendetta à la sauce albanaise), le Kanun albanais permet aussi que des femmes deviennent des hommes, Comme Hana, un transgenre d'un autre âge que l'italienne Laura Bispuri nous présente dans son premier film Vierge sous serment. Critique.

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