"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
À travers le regard de Charlène Favier, "Oxana" dresse le portrait puissant et poétique d’Oksana Chatchko, cofondatrice du mouvement Femen, artiste engagée et figure féministe hors norme. Entre militantisme, quête de justice et liberté créative, ce film retrace la vie d’une femme révoltée qui a fait de son corps une arme et de son art un cri. Un hommage bouleversant à une icône moderne, entre ombre et lumière.
Mikado, le troisième long-métrage de Baya Kasmi, est une œuvre lumineuse et profondément humaine qui explore la marginalité sociale, les liens familiaux et la quête d’émancipation. Dans une parenthèse estivale vibrante, le film célèbre l’espoir et la puissance des rencontres. Porté par une mise en scène poétique et des interprétations remarquables, il délivre un récit sensible et transformant, entre drames et possibles.
Entre comédie tendre et drame familial, "Comment devenir riche (grâce à sa grand-mère)" explore avec finesse les liens intergénérationnels, l’héritage et l’amour au cœur des familles thaïlandaises. Un film émouvant et drôle, à voir absolument en famille.
"La Jeune Femme à l’aiguille" : Dans ce troisième long métrage, le suédo-polonais Magnus von Horn se penche une fois de plus sur les marginaux et déclassés de la société. Ici, la thématique de la grossesse non désirée, traitée dans un fiévreux et magnifique noir et blanc semble faire écho aux développements récents du sujet dans son pays d’adoption.
Premier film de Takeshi Kitano où ce dernier n’apparait pas en tant qu’acteur, "A Scene at the Sea" préfigure ce qu’il y aura dans certains autres de ses films poétiquement embellis où une part d’enfance et de grand rêve prédomine et où la simplicité du propos se marie avec des visuels particulièrement épurés et biseautés. Le silence favorise la méditation. Le handicap permet une œuvre profonde et authentiquement touchante. Les deux protagonistes principaux ont beau être muet, leur alchimie agit comme une symphonie.
Bill Skarsgård affronte Anthony Hopkins dans le thriller psychologique "Piégé". Malgré un concept séduisant, le film souffre de répétitions et d'un manque de risque, avec un scénario confus et une morale maladroite. Un survival sans suspense ni véritable tension, qui se perd dans ses clichés et ne parvient jamais à exploiter pleinement son potentiel.
Dans son premier film Lads, Julien Menanteau plonge dans le monde des courses hippiques. Le récit suit Ethan, un jeune délinquant au passé troublé, qui se voit offrir une chance de devenir jockey malgré les obstacles sociaux et personnels. Entre manipulations, dopages et enjeux financiers, le réalisateur révèle les dessous d'un univers impitoyable. Au cœur du film, la relation authentique entre Ethan et Pepito, un pur-sang qu'il aide à venir au monde, apporte une touche d'humanité. Les performances des acteurs, les scènes de courses spectaculaires et la tension croissante installent une ambiance captivante et proche du thriller.
Avec Tardes de Soledad, Albert Serra propose une approche intime de la corrida. Sans prendre parti. Et en osant la répétition immuable de séquences. Lassant ou envoûtant ?
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.