Critiques films

Primetime – Tel est pris qui croyait prendre

Avec Primetime, Lance Oppenheim transforme les dérives d’une émission américaine controversée en thriller trouble et formellement radical, porté par un Robert Pattinson impressionnant.

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Nos souvenirs, un film de Gus Van Sant : Critique

Le nouveau Gus Van Sant déçoit fortement. Après avoir été conspué au dernier Festival de Cannes, on constate enfin l'ampleur de la catastrophe. Mal écrit, souvent mal joué et disposant d'une mise en scène impersonnelle, le film n'est qu'un drame existentiel mièvre et insignifiant qui traîne en longueurs et flirte avec le ridicule.

Le Fils, un film de Jean-Pierre et Luc Dardenne : Critique

Alors que les frères Dardenne vont fouler pour la huitième fois le tapis rouge cannois avec La Fille Inconnue, on en profite pour revenir sur Le Fils, le quatrième long métrage des natifs de Liège et film de la consécration pour Olivier Gourmet.

Les Habitants, un film de Raymond Depardon : Critique

Par sa simplicité et des femmes et hommes hauts en couleur, Les Habitants est un documentaire passionnant, extrêmement touchant et inépuisable, tant ces discussions sont envoûtantes et belles. Le nouveau film de Raymond Depardon donne du baume au cœur en laissant la population s'exprimer, et ça fait beaucoup de bien.

Cop car, un film de Jon Watts : Critique

Cop Car, ou la preuve qu’une mise en scène maitrisée et une direction d’acteurs carrée suffisent pour mettre au point un thriller efficace. Malgré son pitch maigrelet et son économie de dialogues, ce film sans prétention se révèle être doté de bonnes idées, à commencer par son parti-pris, presque horrifique, de plonger deux enfants innocents dans une spirale de violence meurtrière. A la fois radical et divertissant.

Maggie a un plan, un film de Rebecca Miller: Critique

Avec son nouveau film Maggie a un plan, la cinéaste Rebecca Miller réussit la gageure de cacher sous des airs de comédie une vraie étude des moeurs modernes, où les maris et les femmes peinent à trouver leur vraie place.

Carmina !, un film de Paco Léon : Critique

Il y a deux ans, cette petite comédie a connu un vif succès en Espagne. La voilà qui arrive enfin chez nous. L'occasion de rencontrer une femme dont on ne pourra qu'apprécier le franc-parler. Dans un esprit que l'on pourra toujours qualifier d'œdipien, Paco Léon filme sa mère en faisant d'elle un pur personnage de cinéma, à la fois redoutable et irrésistible. Son scénario un peu foutraque ne l'empêche pas de dresser une peinture acerbe d'une société devenue, malgré elle, odieusement individualiste. Surprenant.

Captain America: Civil War, un film de Anthony & Joe Russo: Critique

Techniquement spectaculaire, avec une pléthore de super-héros, de l'action, de l'humour, Civil War n'est pas le Marvel ultime. Manque d’ambition ? Refus de donner de vrais enjeux ? On ne peut s’empêcher de regretter l'absence de grandeur de cet opus qui aurait pu aboutir non pas à un bon film mais un grand film.

Tracks, un film de John Curran : Critique

La réalisation est efficace avec de superbes plans panoramiques et des plans d’ensemble en plongés et en mouvement qui servent à la contemplation de ces terres désolées. Tout ce voyage est magnifié par ces paysages...

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.