Avec Primetime, Lance Oppenheim transforme les dérives d’une émission américaine controversée en thriller trouble et formellement radical, porté par un Robert Pattinson impressionnant.
Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
L'Effet aquatique sera le dernier film de Solveig Anspach. Elle y distille de nouveau la fantaisie présente dans Queen of Montreuil. On retrouve d'ailleurs les mêmes personnages que dans ce précédent film, entre la France et l'Islande. A retrouver en salles le 29 juin.
Délocalisé au pays des Rosbifs, Conjuring 2 aura au moins le mérite de confirmer que James Wan est un maitre de l'horreur et que son film est un immanquable du genre.
Le monde de Dory, réalisé par Andrew Stanton, nous propose une histoire touchante, celle de Dory. Après avoir retrouvé quelques souvenirs, elle part à la recherche de sa famille avec ses amis Marin et Nemo.
Pixar développe une suite tout à fait honorable, dans la lignée du 1er en mélangeant légèreté, humour et émotion avec succès.
Safy Nebbou adapte au cinéma le roman autobiographique de Sylvain Tesson "Dans les forêts de Sibérie" avec Raphaël Personnaz pour assumer le rôle principal. Le résultat de cet ambitieux projet n'est pas un chef d'oeuvre mais un film assez paradoxal qui satisfait autant qu'il déçoit.
Directement inspiré d'une histoire vraie à laquelle il est difficile de rester insensible, le quatrième film de Sérgio Machado nous livre une lueur d'espoir musical dans un univers urbain hostile. Déjà-vu et consensuel dites-vous ? Ce n'est pas tout à fait faux.
Avant Toi est un drame romantique au scénario tout ce qu'il y a de plus classique : Un couple improbable, une histoire d'amour impossible et une tragédie annoncée. Mais si le roman homonyme de Jojo Moyes dont il est tiré a été un succès littéraire c'est que son récit profite d'un humour, de personnages pétillants et d'un discours social qui aident à rendre cette romance très touchante, et son adaptation est de plus portée par d'excellents acteurs.
Nouvelle adaptation d'un roman de John le Carré, Un traître idéal est un thriller sophistiqué mais un peu lisse qui arrive à divertir sans pleinement convaincre malgré un casting exemplaire qui saura charmer les spectateurs.
La Loi de la jungle est le second long métrage d'Antonin Peretjatko. Il livre ici une comédie satirique dans laquelle il mêle aventures à la OSS 117 à un esprit de contestation très piquant. Si les situations dépeintes paraissent absurdes, elles ne révèlent qu'avec un miroir grossissant les travers de la bureaucratie française.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.