Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Annoncé comme le "Choc du festival de Cannes 2016" dans la catégorie "Un certain regard", le film Apprentice de Boo Junfeng est en réalité très superficiel scénaristiquement et joue beaucoup trop de la surdramatisation pour pouvoir parvenir à ses fins. En ne réalisant pas ses objectifs, cette oeuvre qui aurait pu être un plaidoyer nécessaire et universel contre la peine de mort, ne demeure qu'un film insignifiant parmi tant d'autres.
Avec Ils sont partout, film condamnant les clichés sur les juifs et prenant en dérision l'antisémitisme dans la société française, Yvan Attal se brule les ailes et ne fait qu'effleurer les objectifs qu'il s'est donné, tant les différents sketchs sont inégaux et les propos souvent confus.
Le premier long-métrage du suédois Magnus von Horn renoue avec son thème du discernement adolescent qu'il a déjà exploité dans son court-métrage Echo. Ce faisant, il s'attaque plus particulièrement à l'humanité de son petit criminel, bafoué par une société violente et incapable de reconnaître ses propres torts dans les situations complexes qu'elle engendre.
Si ce n'est pas par son récit qu'on retiendra La Nouvelle vie de Paul Sneijder, c'est bien par la prestation de Thierry Lhermitte qui, par un jeu sobre et sensible, se détache des comédies franchouillardes et étonnera le spectateur.
Découvrez bientôt au cinéma un film drôle et en pleine recherche du bonheur, mais qui n'oublie pas d'évoquer les failles de ses personnages, avec une Valeria Bruni Tedeschi au sommet de son art : la folie. "Folles de joie" de Paolo Virzi sort le 8 juin en salles.
Sorti directement en vidéo en mai dernier, on ne pouvait pas ne pas vous parler de Bone Tomahawk, le western qui a fait forte impression à Gérardmer et a clairement marqué nos esprits.
La question qui brûle les lèvres est : ce film est est-il meilleur ou pire que le précédent film de Tim Burton ? Peut-être ne faut-il pas remettre en cause ce film-ci mais toute la machine qui se trouve derrière.
Comme son titre l'indique, A War est un film de guerre qui cherche à mettre en porte-à-faux les contradictions auxquels sont confrontés les soldats dans leur impossible mission de pacification. Réalisé par le Danois Tobias Lindholm, le film profite d'une froideur austère qui rend les scènes tournées dans le désert saisissantes, mais fait perdre de la vitalité à la partie du scénario se voulant plus émouvante.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »