Critiques films

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Selon Charlie, un film de Nicole Garcia : critique

Selon Charlie de Nicole Garcia est un film choral où l'on suit sept hommes qui font face à un tournant de leur vie. Le portrait qu'elle en fait est parfois cruel, mais sans que cela ne soit jamais à désespérer.

Un homme à la hauteur, un film de Laurent Tirard : Critique

La comédie romantique, Un homme à la hauteur, réuni pour la première fois Virginie Efira et Jean Dujardin qui finissent par tomber amoureux. On trouve ici une certaine originalité dans leur couple atypique avec une différence de taille de 40 cm qui les sépare...

Criminal, un film de Ariel Vromen : Critique

Malgré son casting prestigieux, Criminal est un film d'action mou et insignifiant qui n'arrive pas à éviter le naufrage. On notera un premier tiers efficace et un traitement du héros plus "original" que la moyenne, ce qui ne l'empêche pas d'être un film pour lequel on préférera passer notre tour.

Into the Wild, un film de Sean Penn : Critique

En 2008 Sean Penn réalise "Into the wild", road-movie désormais culte qui a bercé les pérégrinations intellectuelles, morales et spirituelles de toute une génération.

Baden Baden, un film de Rachel Lang : critique

Baden Baden est le premier long métrage de la réalisatrice Rachel Lang. Elle compose le portrait d'Ana, une fille comme les autres, que l'on suit dans ses errances le temps d'un été.

Les Hauts de Hurlevent, un film d’Andrea Arnold : Critique

Les Hauts de Hurlevent est une nouvelle adaptation radicale du classique de la littérature anglaise d'Emily Brontë, réalisée par la nouvelle icône du cinéma britannique, et dans la poursuite d'une œuvre exigeante et personnelle.

Serbis, un film de Brillante Mendoza : Critique

Découvrez la vie routinière de la famille Pineda, tenue d'une main de fer par une matriarche bienveillante mais peu scrupuleuse, dont la principale caractéristique est de vivre sur son lieu de travail: Un cinéma porno désagrégé où fleurit parallèlement un vaste réseau de prostitution. Entre drame familial pour le moins original et regard acerbe sur la décadence morale de son pays, Serbis est certainement le film le plus foisonnant et le plus personnel du philippin Brillante Mendoza.

The end, un film de Guillaume Nicloux : critique

Gérard Depardieu a beau demeurer un objet de cinéma captivant, le manque de maitrise de Gillaume Nicloux pour retranscrire la perte de repère et le basculement dans une certaine folie de son personnage fait de ce petit conte fantasmatique un film mineur. Aurait-il mérité d’être tout de même diffusé en salles, où le pouvoir immersif aurait été naturellement accru ? C’est malheureusement difficile à défendre.

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