Critiques films

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Toy Story 5 tire la corde vers l’infini et au-delà

"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?

The Christophers : le prix des âmes

Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.

Sieranevada, un film de Cristi Puiu : Critique

Ne vous laissez pas impressionner par les trois heures du film, Sieranevada défile à toute allure et déploie avec maestria son analyse ciselée et cynique de la famille roumaine d'aujourd'hui.

Sparrows, un film de Rúnar Rúnarsson : Critique

Toute la mélancolie du cinéma nordique se retrouve dans le nouveau film du cinéaste islandais Rúnar Rúnarsson , Sparrows, sans que l'intérêt du spectateur soit affecté par la langueur du film, bien au contraire. Un beau film d'initiation porté délicatement par le jeune Atli Oskar Fjalarsson.

Sur quel pied danser, un film de Paul Calori et Kostia Testut: Critique

Malgré quelques entrains surprenants, qui rappellent plus la mécanique rouillée de Crustacés et Coquillages de Ducastel et Martineau que les chorégraphies colorés des Demoiselles de Rochefort de Demy, et un hommage rendu aux ouvrières en grève des années 70, le film tout entier, finalement peu abouti, mériterait plus de...disparités. Zoom sur 1h20 d'une apologie avortée sur l'existence qui n'a rien de mémorable.

Elvis & Nixon, un film de Liza Johnson : Critique

La star du rock et le seul président US démissionnaire se tiennent la bourre dans ce film complètement déjanté qui ose relater l'improbable rencontre survenue entre les deux hommes en Décembre 1970. Décapant, furibard et en proie à la plus grande malice, voilà bien un film à ne pas rater !

Instinct de Survie (The Shallows), un film de Jaume Collet-Serra : Critique

Réalisation mécanique, scénario hautement invraisemblable et une constante déification de son actrice principale feront que Instinct de Survie ne s'imposera pas comme le classique du genre tant espéré. Dommage, car une certaine tension se distille des images montrées.

Florence Foster Jenkins, un film de Stephen Frears : Critique

Non, il ne s'agit pas d'un remake hollywoodien de Marguerite, mais d'un biopic par le so british Stephen Frears de la médiocre cantatrice qui l'a inspiré. Une reconstitution sur un ton léger mais trop peu délirant auquel on préférera, sans quelque chauvinisme, la gravité psychologique de sa variation française (que Frears se défend d'avoir vu soit dit en passant).

Juillet Août, un film de Diastème : critique

"Juillet Août" est le nouveau film de Diastème. Un pari surprenant pour celui qui avait divisé la critique avec "Un Français" l'an passé. Ce film, au ton plus léger, surprend par son choix d'être au plus près des personnages, ce qui lui permet de s'éloigner quelque peu des clichés attendus. Au final, c'est une ritournelle presque toujours ensoleillée dans laquelle grandir est le mot d'ordre.

Irréprochable, un film de Sébastien Marnier : Critique

Premier long métrage de Sébastien Marnier, Irréprochable est surprenant de maîtrise, un film de genre amené avec brio par le cinéaste et qui s'appuie avec bonheur sur le talent quelquefois sous-exploité de Marina Foïs. Une belle découverte.

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