Critiques films

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Toy Story 5 tire la corde vers l’infini et au-delà

"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?

The Christophers : le prix des âmes

Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.

Iqbal, l’enfant qui n’avait pas peur : Critique du film

Film militant financé par l'UNICEF, Iqbal est une réussite visuelle qui manque une des cibles qu'il aurait dû dénoncer : nous, consommateurs occidentaux conscients d'acheter des produits de consommations peu chers, fabriqués dans des conditions de travail que nous refuserions pour nous-même...

Black Stone, un film de Gyeong-Tae Roth : Critique

Loin du cinéma de genre que l'on aime tant de la part des Coréens, ce film d'auteur apparaît comme un regard désenchanté sur ce pays où les divers formes de ségrégations et les dégâts d'une économie dérégulée poussent la jeunesse à se replier sur elle-même. Son imagerie fantasmatique semble alors l'unique échappatoire à cet état des lieux alarmant.

Genius, un film de Michael Grandage : Critique

Colin Firth et Jude Law prêtent leur traits à deux hommes à l'origine d'un ouvrage de référence : Son auteur et son éditeur. La relation professionnelle entre les deux est bien exploitée par le scénario... mais celui-ci voudrait se focaliser sur leur relation personnelle. Résultat: Ni la mise en scène, ni le montage, et moins encore le casting ne parviennent à empêcher au film de passer à coté de son sujet.

Man On High Heels, un film de Jin Jang : Critique

Tout le monde connaît Yoon Ji-wook, flic à la peau dure couvertes de cicatrices et aux méthodes sans précédents. Heo-gon, chef mafieux, en a après lui. Mais Yoon a autre chose en tête, un secret dont il ne peut parler à personne. Plongée au cœur d'un récit aussi sombre que décapant.

Colonia, un film de Florian Gallenberger : Critique

Colonia aurait gagné à être plus ambitieux dans son approche, préférant le thriller romanesque un brin trop classique et caricatural à l'exposition des faits réels. On se laisse malgré tout convaincre par le couple attachant formé par Emma Watson et Daniel Brühl, tout deux impeccables.

La vie est belge, un film de Vincent Bal : Critique

La vie est belge, le film de Vincent Bal est un feel good movie qui parle de son pays en de termes sentimentaux , si ce n'est utopiques. Appliquer le vivre ensemble sur ce pays écartelé entre une flandre très anglo-saxonne et une Wallonie définitivement latine est une idée belle et fraîche que malheureusement le cinéaste a traité d'une manière un peu tiède.

Independance Day : Resurgence, un film de Roland Emmerich : Critique

Revival matiné d'impératifs commerciaux avant d'être une vraie suite, Independance Day Resurgence demeurera une immense déception pour les fans du premier opus. Fade, désincarné, et franchement risible, cette suite est la preuve qui manquait aux indécis, qu'Hollywood se complait à se ficher éperdument de son spectateur.

Bastille Day, un film de James Watkins : Critique

Bastille Day n'est qu'un film qui prétend à divertir mais en raison de son sujet proche de notre contexte actuelle, il se voit être dépassé par la réalité. Néanmoins, le climat anxiogène qui l'entoure est-il une raison suffisante pour le fuir ?

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