"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.
Molesté par une presse quasi-unanime, le Suicide Squad s'avère pourtant la surprise de l'été. Retors, puissant, brutal, le film de David Ayer multiplie les fausses pistes quitte à perdre son spectateur mais ne dévie jamais de son crédo, forcément déviant, pour le plus grand bonheur des fans de comics.
Le nouveau né des studios responsables des deux Moi, Moche et Méchant et des Minions souhaite rendre hommage à nos amis les bêtes en leur imaginant une aventure hors de leur confort habituel, lorsque leur propriétaire ont le dos tourné. Bien que manquant d'une certaine rigueur au niveau de l'écriture, le film se suit néanmoins avec plaisir grâce à sa galerie de personnages et une qualité esthétique remarquable.
Après un diptyque en guise de reboot magistralement réalisé par J.J. Abrams, les aventuriers de l'USS Enterprise se retrouvent projetés dans l'espace devant la caméra de Justin Lin. Mais, telle la célèbre navette de Starfleet, la saga navigue à présent vers l'inconnu. Elle tente alors de se rattacher à ses vieilles formules pour mieux les moderniser. A quoi peut donc aboutir cette intention quelque peu contradictoire?
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au dernier Festival de Cannes, L’Economie du Couple est une autopsie remarquable de la complexité des sentiments amoureux dans la descente aux enfers de deux anciens amants.
Le film du cinéaste Pan Nalin, déesses indiennes en colère, est un vibrant hommage à la femme moderne indienne, leurs joies, leurs peines. Du coup, la violence faite aux femmes qu'il entend dénoncer est déportée de sa position centrale dans un film qui manque d'épaisseur scénaristique.
Symptomatique de ce qu'est une suite hollywoodienne, Insaisissables 2 s'enlise dans un récit mécanique et peu rythmé pour un résultat assez clinquant et tape à l’œil. Reste une alchimie du casting et un certain sens du divertissement, mais c'est hélas bien trop peu pour mériter notre attention.
Le nouveau long métrage de la cinéaste D’une famille à l’autre, promettait une nouvelle plongée dans le foyer brésilien. Inspiré d’un fait divers qui a secoué le pays, le film raconte comment un adolescent de 17 ans apprend qu’il a été volé à la naissance.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »