Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
15 ans après la sortie d'un film oublié en deux semaines, le réalisateur de Bodyguard, Mike Jackson propose, sur un scénario du prodige David Hare, un nouveau film aussitôt oubliable, Le Procès du siècle avec Rachel Weisz dont le roux paraît presque grossier et Timothy Spall dans un énième rôle de "vilain"...
Avec Je ne suis pas votre nègre, le cinéaste haïtien Raoul Peck rend hommage à l'écrivain américain James Baldwin et, à travers les textes de celui-ci, dresse un portrait amer d'une Amérique blanche repliée sur elle-même.
Tunnel, un thriller sud-coréen qui a conquis le box-office de son pays en août dernier, débarque sur nos écrans après avoir été présenté dans plusieurs festivals internationaux. Thriller claustrophobique à mi-chemin entre le survival et la satire sociale, ce film mélange les genres et nous fait habilement passer de l'angoisse au rire pour livrer une vision caustique et acérée de la société et des pouvoirs publics sud-coréens.
D'amuseur public, Jordan Peele accède à un tout un autre niveau avec ce premier long métrage : Get Out. Sur fond de satire sociale relative au racisme plus ou moins rampant dans son pays, le cinéaste s'attaque au film de genre sous très haute tension avec beaucoup de brio.
Avec Voyage of Time, Terrence Malick signe un documentaire poétique et provocateur sur l'origine du temps, dont les prémices avaient déjà pu être entraperçues dans Tree of Life.
Braquage à l'ancienne, le nouveau film de Zach Braff, est une comédie pépère sans la moindre prétention qui fait passer, sur l'instant, un agréable moment mais qui se laisse très vite oublier.
Colossal avec Anne Hathaway, mélangeant rom-com, drame et fantastique ne sortira en France qu'en e-cinema. Critique d'un nouveau film à ne pas avoir les honneurs d'une sortie salle.
Ce mercredi 3 mai sort dans les salles le premier long-métrage de la pop-star chilienne, Alex Anwandter. Plus Jamais Seul est un drame universel, inspiré d'une histoire vraie. Le réalisateur y pointe du doigt un sujet grave et récurrent, celui de l'homophobie.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.