"The Last Viking" suit deux frères, Mads Mikkelsen et Nikolaj Lie Kaas, dans une forêt danoise où un magot enterré cache surtout de vieux souvenirs. Anders Thomas Jensen y mélange polar et comédie tendre, entre fausse reformation des Beatles et vraie thérapie de groupe.
Faut-il filmer l'ennui pour le faire exister ? Stéphane Demoustier avec son dernier opus "La chaleur" en fait le pari, avec une délicatesse certaine, mais au risque d’engluer son spectateur dans la torpeur même de son héros.
"Vaiana, La légende du bout du monde" (2026), remake live-action de Disney, déçoit sur toute la ligne. Animation ratée, prestations fades de Dwayne Johnson et Catherine Laga'aia, effets visuels décevants malgré un budget de 250 millions de dollars... un naufrage face à l'excellent film original.
Dans Les initiés, le Sud Africain John Trengove balance sa vision d'une love story homosexuelle secrète au milieu de rites africains machistes et archaïques. Le résultat : un drame poignant où éclate le talent de Nakhané Touré.
Au départ diffusé à la télévision, À voix haute, La force de la parole a pu se frayer un chemin vers le grand écran grâce à son succès. Un succès mérité pour un documentaire qui met du baume au coeur.
A force de cultiver la bêtise crasse tout autant que le sérieux, Fast and Fuirous 8 s'enlise dans un entre-deux particulièrement usant, quitte à se demander si la fin de la saga ne serait pas souhaitable.
Qu'a bien pu faire Fabrice Du Welz, dont les films Calvaire et Alléluia ont prouvé le jusqu'au-boutisme et le potentiel transgressif, à l'occasion de sa première collaboration avec des studios hollywoodiens?
"Je danserai si je veux" est une ode à la ville de Tel Aviv et ses jeunes habitants. Une génération en décalage avec l'héritage culturel et religieux de ce pays tiraillé. Ce premier film de Maysaloun Hamoud oscille entre fiction et réalité, proposant une vision très peu étudiée de la position de la femme au Moyen Orient.
Après un premier opus très décevant et sans saveur, Boule et Bill 2 s'annonçait dans la même continuité du long-métrage d'Alexandre Charlot et Frank Magnier. Cette fois réalisée par Pascal Bourdiaux, la suite des aventures du rouquin et de son cocker ne garde que Frank Dubosc dans le rôle du père de Boule, Mathilde Seigner reprenant le rôle de Marina Foïs et Boule passant de Charles Combrez à Charlie Langendries, qui fait ainsi ses débuts au cinéma.
Deux ans après le succès de La Islà Minima, Alberto Rodriguez nous propose un polar au style radicalement différent mais qui, lui aussi, a de quoi en dire long sur l'état de la société espagnole puisqu'il s'agit de la reconstitution d'une histoire vraie qui, il y a 20 ans, a bousculé le pays. Son point de vue, consistant à nous faire suivre le parcours d'un agent secret, nous permet-il de capter tous les enjeux, politiques et humains, de cette affaire complexe ?
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.
Et si une rencontre de quelques secondes pouvait vous marquer au point de façonner toute une existence ? Avec "Équation à une inconnue", Frédéric Peynet signe une œuvre pleine de délicatesse, où une manifestation de sentiments inattendue devient le point de départ d'une quête aussi improbable que profondément humaine.
À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
« Les êtres sauvages, commença-t-il. Ça m’a toujours paru un peu erroné de dire ça d’eux. Ils ne sont pas sauvages. En tout cas, pas comme la plupart des gens le conçoivent. Observez-les. Voyez comment ils sont les uns envers les autres. Ils sont plus dociles que nous. Je crois que c’est parce qu’ils savent d’emblée comment aimer et que nous, nous devons l’apprendre. Je vois cela en eux. Comment l’amour les rend dociles. Pas seulement entre eux. La nature. Son mystère. L’attraction de la lune. Le ciel. Toute l’atmosphère qui s’en dégage. C’est ce qui m’attire. Cette grande ouverture qu’ils offrent. C’est ce que j’essaie de ressentir quand je suis avec eux. Ce que j’essaie de voir et de saisir, si j’ai de la chance. Cette authenticité. »