Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
Après un quatrième opus foncièrement mauvais, la nouvelle aventure de Jack Sparrow, intitulée La Vengeance de Salazar, se devait de rectifier le tir. Pari réussi ou nouvelle déception ?
Le Roi Arthur: La Légende d'Excalibur part très mal pour son exploitation en salle et se fait descendre par la critique. mais pourquoi tant de haine? Autopsie d'un échec.
Présenté lors de l'ouverture de la Sélection Officielle du Festival de Cannes, Le nouveau film d'Arnaud Desplechin, les Fantômes d'Ismaël, est la quintessence même de son oeuvre, riche de références littéraires et cinématographiques, un film d'auteur foisonnant au risque de l'éparpillement.
Nana Ekvtimishvili & Simon Groß réalisent avec Une Famille heureuse un troisième film commun qui montre l'écartèlement d'une femme géorgienne entre son chemin intérieur et la voie tracée par la société.Du bel ouvrage finement ciselé...
Dans l'espace personne ne vous entendra crier. Dans la salle de cinéma, personne ne vous entendra vous plaindre. Alien : Covenant est finalement une oeuvre de science-fiction semi-ratée d'un réalisateur qui persiste à ne pas vouloir se détacher de sa création.
Personne ne l'attendait et pourtant, "14 ans, premier amour" est une belle révélation. Cette romance juvénile signée Andrei Zaitsev, nous replonge dans la nostalgie d'une jeunesse en fleur. Retour sur un conte moderne à l'état pur.
Surprenant sur la forme, puisque la comédie de mœurs prend une voie post-apocalyptique, mais cohérent dans son discours, le nouveau film d'Eric Judor a de quoi surprendre. Comment l'acteur fétiche de Quentin Dupieux parvient-il à s'emparer du sujet, encore inexploité au cinéma, des Zones A Défendre et des militants qui les peuplent et à en faire autre chose qu'une vulgaire bouffonnerie?
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.