Critiques films

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Toy Story 5 tire la corde vers l’infini et au-delà

"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?

Incarnate, un film de Brad Peyton : critique

Incarnate part d'une idée qui aurait pu être intéressante, à mi-chemin entre Inception et Insidious. Mais la réalisation de Brad Peyton (qui avait déjà commis San Andreas) n'est qu'une succession de mauvais choix.

La colère d’un homme patient, un film de Raúl Arévalo : critique

Auréolé du Goya du meilleur film, Raúl Arévalo nous offre avec La colère d'un homme patient un thriller au rythme exigeant faisant la part belle à son personnage principal. Un premier film qui même si d'apparence assez classique s'avère plutôt prometteur.

Après la tempête, un film de Hirokazu Kore-Eda : Critique

Sous le parrainage du grand Ozu qu'on lui attribue volontiers, Hirokazu Kore Eda continue d'explorer l'univers de la famille avec plus ou moins de bonheur. Ce sera plutôt un moins avec ce nouveau film, Après la tempête, un film convenu , sans grande surprise et dénué d'inspiration.

One Kiss, un film d’Ivan Controneo : critique

"One Kiss" est décomplexé, assumé, et libre mais ne manque pas à son devoir de dénonciateur sociétal. Un récit réaliste sur l’intolérance, le courage, et la complexité des relations humaines quand on a 16 ans dans une société repliée sur elle-même. Serait-ce la nouvelle forme du néoréalisme italien ?

Django, un film d’Etienne Comar : Critique

Film d’ouverture à la dernière Berlinale, le film qu’Etienne Comar consacre à Django Reinhardt arrive enfin sur nos écrans. Il apparait vite évident que son film n’exploite en fait le célèbre jazzman que comme un prétexte à justifier une excellente bande originale et à faire pleurer dans les chaumières en évoquant le génocide tzigane. Une drôle de façon de lui rendre hommage !

Les Gardiens de la Galaxie Vol.2, un film de James Gunn : Critique

Plus sombre, plus fun, plus profond, plus barré : Les Gardiens de la Galaxie Vol.2 est bien la suite bigger and louder annoncée par son artificier James Gunn, et accessoirement l'un des divertissements pop-corn les plus déjantés de l'année.

24 City, un film de Jia Zhang-ke : critique

Après Still Life, qui a obtenu le Lion d'or de Venise en 2006, et avant A touch of sin, Jia Zhang-ke continue son portrait de la Chine contemporaine dans une oeuvre inclassable qui abolit la frontière entre fiction et documentaire.

Aurore, un film de Blandine Lenoir : critique

Aurore, réalisé par Blandine Lenoir, est une plongée légère et militante dans le quotidien d'une femme de cinquante ans interprétée par une Agnès Jaoui impeccable. Cependant, en multipliant les discours militants sans véritable recul et en peinant à sortir du terre à terre quotidien de la vie d'une femme qui reprend peu à peu le chemin de la vie, Aurore aura certainement du mal à sortir des sentiers battus dans lesquels le film s'engouffre, à savoir convaincre finalement des déjà convaincus et laisser les autres sur le bord du chemin. Il était cependant nécessaire de voir une femme comme Aurore à l'écran, car elles ne sont que 8% de femmes de plus de 50 ans à avoir été représentées en fiction en 2015 en France.

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