Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
Ana mon amour , le nouveau film de Cãlin Peter Netzer est de ceux qui méritent que l'on s'attarde sur eux pour se rendre compte vraiment de la substance riche qui les compose. Cette histoire d'un amour sur fond psychanalytique vaut la peine qu'on s'y intéresse...
Avec ses airs de The Last of Us, The Last Girl est la sensation du cinéma de zombies de 2017. Un survival qui s'avère bien plus malin qu'il en a l'air.
Avec Ava, son tout premier film sur les palpitations d'une adolescente fougueuse, Léa Mysius s'inscrit dans les pas de ses grandes sœurs de cinéma, elles aussi passées par la Fémis, Julia Ducournau et Céline Sciamma. Elle livre une oeuvre sensible et habitée, portée par la mine boudeuse et alerte de Noée Abita. En salles le 21 juin.
Ce mercredi 21 juin débarque ‘Baywatch’, adaptation d’’Alerte à Malibu’ que le réalisateur Seth Gordon a désirée aussi déjantée et transgressive que ce qu’ont fait Lord et Miller sur les '21' et '22 Jump Street'. Toutefois, comme parlerait en métaphores marines le génial personnage du non moins cool Dwayne Johnson : si le naufrage est évité de peu, le tout tient du vacancier noyé.
Après s'être perdus dans le merchandising à outrance avec un second opus indigne de leur filmographie, les studios Pixar parviennent avec Cars 3 à offrir un soupçon de maturité à leur saga, sans pour autant nous livrer un chef-d’œuvre.
Visages Villages est un documentaire réalisé par Agnès Varda et JR. Le photographe et la célèbre réalisatrice sont partis sur les routes de France et nous font le récit de rencontres fortuites avec ceux qu'ils photographient et collent sur les murs. Un peu inégal, parfois poussif, le documentaire invite à la joie, à la mélancolie et à la douceur. A découvrir dès le 28 juin au cinéma.
Servant d'introduction au Dark Universe, nouvel univers étendu des studios Universal, La Momie est pourtant victime d'un déferlement de critiques négatives. Ce bashing est-il justifié ou n'est-il qu'une énième tentative facile de montrer du doigt les blockbusters?
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.