Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Tunnel, un thriller sud-coréen qui a conquis le box-office de son pays en août dernier, débarque sur nos écrans après avoir été présenté dans plusieurs festivals internationaux. Thriller claustrophobique à mi-chemin entre le survival et la satire sociale, ce film mélange les genres et nous fait habilement passer de l'angoisse au rire pour livrer une vision caustique et acérée de la société et des pouvoirs publics sud-coréens.
D'amuseur public, Jordan Peele accède à un tout un autre niveau avec ce premier long métrage : Get Out. Sur fond de satire sociale relative au racisme plus ou moins rampant dans son pays, le cinéaste s'attaque au film de genre sous très haute tension avec beaucoup de brio.
Avec Voyage of Time, Terrence Malick signe un documentaire poétique et provocateur sur l'origine du temps, dont les prémices avaient déjà pu être entraperçues dans Tree of Life.
Braquage à l'ancienne, le nouveau film de Zach Braff, est une comédie pépère sans la moindre prétention qui fait passer, sur l'instant, un agréable moment mais qui se laisse très vite oublier.
Colossal avec Anne Hathaway, mélangeant rom-com, drame et fantastique ne sortira en France qu'en e-cinema. Critique d'un nouveau film à ne pas avoir les honneurs d'une sortie salle.
Ce mercredi 3 mai sort dans les salles le premier long-métrage de la pop-star chilienne, Alex Anwandter. Plus Jamais Seul est un drame universel, inspiré d'une histoire vraie. Le réalisateur y pointe du doigt un sujet grave et récurrent, celui de l'homophobie.
Adieu Mandalay est à la fois la chronique d’un système qui mène ses jeunes gens à leur perte, habituellement servant de chair à canon et le portrait extrêmement compassionnel d’une dérive humaine qui aboutira à des éclaboussures de sang inévitables.
Noma au Japon est une véritable immersion dans les coulisses d'un des plus grands restaurants du monde. Avec un travail novateur de poids et une implication sans faille des chefs de Noma, on se rend vite compte que ces derniers sont des magiciens qui font de ce restaurant d'envergure, un lieu d'exception où l'art culinaire est maître mot.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.