Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
Alors que le public aurait pu avoir une comédie digne de Tanguy et de Papa ou Maman, Mon Poussin s'avère être beaucoup trop classique et gentillet pour amuser pleinement la galerie.
A défaut de renouveler les jeux dont il s'inspire et de se sortir de son statut de série B, Resident Evil : Vendetta assure le minimum syndical en étant plus regardable, divertissant et respectueux que les ignominies de Paul W.S. Anderson;
Antoine a tout perdu, son hotel particulier somptueux, son statut et même ses ennemis. Difficile de ne pas songer au complot et le songe est présent dès le synopsis. Plongé dans ce cauchemar identitaire créé par Fabrice Gobert, à qui l'on doit Les Revenants, et Valentine Arnaud, le spectateur assiste impuissant aux tourments d'un nouveau personnage hitchcockien.
À l'heure où les croisières sont à la mode, Dream Boat se démarque de ces dernières par la singularité de sa thématique. Entre folies et révélations, ce documentaire dépeint avec sincérité le quotidien de ces milliers d'homosexuels venus trouver, le temps d'une semaine, la liberté.
Avec un démarrage très en deçà des attentes aux USA, il est ainsi facile aux détracteurs de la saga Transformers et plus généralement à Michael Bay de répudier davantage le nouvel opus de la franchise. Mais que vaut réellement ce Last Knight? Est il un nouvel opus sans âme ou une manière pour Michael Bay de démontrer qu’il en a encore sous le capot?
It Comes at Night est un thriller psychologique souvent fascinant et somptueux sur sa forme mais qui frustre par le traitement parfois bancal de son fond.
Sans réel talent ni expérience, le duo Eric et Quentin se lance dans le cinéma pour nous livrer, non pas un film, mais une abomination se voulant trash et faisant plus pitié qu'autre chose.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.