Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
A le voir adopter ses costumes old-fashion, son accent à couper au couteau et sa posture vouté, il semble que Brian Cox était un choix évident pour incarner Winston Churchill. Pourtant, sa prestation ne rentrera pas dans la légende. A qui la faute?
Jason Clarke incarne un haut dignitaire nazi aussi épouvantable que Ralph Fiennes dans La Liste de Schindler. Sa prestation suffit-elle à faire du film de Cédric Jimenez une reconstitution historique pertinente ou un film de guerre spectaculaire?
Avec War Machine, David Michôd fait son entrée sur Netflix avec son film le plus accessible et le moins percutant. Mais qui reste une satire efficace menée par un très bon Brad Pitt.
Une pléthore de films, et toujours la même passion pour François Ozon de l'identité trouble, de l'identité double. L'amant double ne faillit pas à la règle et pousse d'ailleurs le bouchon très loin. Trop, peut-être?
Departure de Andrew Steggall, est LE film aux six récompenses. Véritable ode à l'amour, ce drame familial nous plonge avec poésie, subtilité et délicatesse, au cœur des désirs d'une mère et d'un fils.
Après un quatrième opus foncièrement mauvais, la nouvelle aventure de Jack Sparrow, intitulée La Vengeance de Salazar, se devait de rectifier le tir. Pari réussi ou nouvelle déception ?
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.