Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
Terrence Malick signe une nouvelle envolée lyrique avec Song to Song mais se confronte aux limites de son cinéma. Accompagné d'un casting toujours aussi étincelant, il gagne en émotions ce qu'il perd en pertinence.
Love Hunters est un film à l'ambiance glauque et plutôt bien menée sur un couple de tueur en série, focalisé notamment sur la femme tueuse et sa dépendance destructrice. Dommage que le film brouille un peu les pistes et les intrigues pour ne pas trop déplaire au spectateur. En salles le 12 juillet.
We are X, le documentaire sur les X Japan sort enfin sur nos écrans. L'occasion de (re)découvrir des artistes fragiles en proie à leurs démons dans un film touchant.
I Am Not Madame Bovary est le film aux sept récompenses de Feng Xiaogang. Ce drame lyrique, inspiré d'un mythe chinois, est un portrait satirique de la Chine d'aujourd'hui. Entre esthétisme et militance, retour sur une oeuvre belle et bien dans l'air du temps.
Avec Baby Driver Edgar Wright revient en très grande forme et signe un film survitaminé et virtuose qui, malgré son scénario très calibré, pourrait s'imposer comme le divertissement de l'été.
Fiers du succès de leur franchise, les studios Illumination Entertainment ne se sont pas foulés avec ce Moi, moche et méchant 3, opus très anecdotique qui ne fait que se reposer sur les lauriers de ses prédécesseurs.
Après une trilogie et une saga avortée au bout de deux épisodes, une nouvelle version de Spiderman fait son apparition. Déjà aperçu dans Captain America : Civil War, l'homme-araignée a ici tout un film pour briller. Le tout dans l'univers partagé Marvel aux côtés d'Iron Man et Captain America. Nouveau costume, nouveaux vilains, nouvelle tête : Que vaut Spiderman : Homecoming ?
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.