"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Il est temps pour Valérie Lemercier de se mettre à la retraite anticipée. Peut-être cette blague relativement appréciée par la critique est préméditée. Il est effarant de constater qu'avec autant de moyens, on peut sombrer aussi bas dans la facilité, l'ennui, la colère la plus féroce...
Barbet Shroeder nous montre la face sombre d'une religion basée sur la tolérance ; quand le bouddhisme devient synonyme d'intolérance et d'épuration ethnique...
S'attaquant au tabou des tabous, la sexualité des handicapés, la cinéaste suisse Stina Werenfels réussit à éviter le voyeurisme, et le bla-bla moral en montrant une jeune fille toute simple, Dora, à la découverte de sa dimension sexuelle. Un film délicat mais qui n'a pas peur d'aborder de vraies questions de société
Cédric Klapish ravive notre amour du vin et de la famille avec son dernier film : Ce qui nous lie. Le casting est aussi lumineux que les vignes en été.
Abandonnant un temps les grosses productions hollywoodiennes, le réalisateur Doug Liman prend les rênes d'une série B financée par Amazon studios et la transforme en un duel de snipers viscéral à souhait.
Une fusillade de plus d'une heure et des centaines de coups de feu. Le concept peut paraitre absurde. Et pourtant, si Martin Scorsese en personne a tenu à participer au financement du projet, c'est bien la preuve que l'on peut avoir une confiance aveugle en Ben Wheatley. Comment cet extravagant cinéaste britannique a-t-il réussi, en un simple huis clos pétaradant, à marquer l'art de la représentation de la violence comme Sam Peckinpah et Tsui Hark avant lui ?
Il est à peine sorti chez nous que Wonder Woman cartonne déjà à travers le monde, bien plus que les précédents films DC. En ajoutant une touche féminine, la Warner a-t-elle enfin réussi à optimiser sa recette ? Ou bien entreprend-elle un virage radical pour assurer le succès commercial de sa saga super-héroïque jusque-là si décriée ?
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.