Après l’échec de 100% Cachemire en 2013, l’humoriste élitiste et au melon disproportionné récidive dans l’amateurisme et l’éculé en nous servant, avec Marie-Francine, une comédie romantique affligeante à tout point de vue.
Synopsis : Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents… … à 50 ans ! Infantilisée par eux, c’est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu’ils vont lui faire tenir, qu’elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu’elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question…
TF1 production et Gaumont distribution ? L’équation est inévitable. En s’adressant à un public quinquagénaire bourgeois, il ne faut pas s’attendre à être surpris. Difficile d’éviter les clichés quand le film en est rempli et ne s’articule que sur cela. L’introduction paraît touchante avec un mari infidèle, mais dès les 10 premières minutes, le rythme s’accélère gratuitement pour imposer le retour de Marie-Francine chez ses parents, dans un appartement du 16ème, plus riche est impossible… Le spectateur ne comprend pas ou n’a pas le temps de comprendre comment une docteure émérite en biologie moléculaire n’a d’autre choix que de revenir chez papa et maman. Et le saturation est immédiate. Nous avons rarement vu un duo d’acteurs surjouant comme dans une comédie de boulevard. Hélène Vincent et Philippe Laudenbach exècrent, désespèrent et contrecarrent tout possible élan humoristique. Il n’y en a par ailleurs aucun. Le prince charmant sous les traits de Patrick Timsit, mielleux à souhait, apparaît comme un cheveu sur la soupe dans une boutique de cigarettes électroniques (pourquoi a-t-elle accepté alors qu’elle refuse catégoriquement de s’abaisser professionnellement?!) décoré au ramasse-bourrier. Deux étals et quelques babioles ne suffisent pas à faire un décor de cinéma. Le tout éclairé grossièrement pour aplatir les reliefs et sans raccord d’un plan à un autre. La réalisatrice/actrice a peut-être voulu faire une bonne action en engageant des stagiaires de troisième, jusque dans la diégèse elle-même. Où sont les décorateurs? La/le script? Le chef opérateur aussi bien? Les cadres sont aléatoires et très moches, laissant du vide ou coupant les cheveux sans parler du tremblement ou des travellings suivis inutiles… La liste est longue. La musique, sans réel mixage ni signification, est coupée brutalement 4 fois pour donner l’illusion d’une cadence, d’une mesure à des fins scénaristiques, mais n’est que vulgaire et désagréable à l’écoute. Les économies sont criantes, du budget à l’écriture. Les dialogues, creux et d’une banalité mortifère, comblent un vide abyssal. Imaginez-vous en présence d’un(e) ami(e) d’un(e) ami(e) que vous ne connaissez pas, mais avec qui vous vous sentez obligé de faire la conversation le temps que l’autre revienne des toilettes. Vous obtenez l’ordinaire et pathétique jeu de séduction qui ne convainc personne, ou si peut-être quelqu’un qui n’a jamais vu aucun film, vierge de toute conception affective. Aucune recherche dramatique, tout nous est balancé lourdement, du montage alterné annihilant tout effet de surprise donc, à la direction d’acteur inexistante en passant par les accessoires et décors qui intéressent plus que l’intrigue écrite en 5 minutes sur une serviette de bar usagée. Nous avons déjà vu des téléfilms sur la première chaîne plus soignés et légèrement plus captivants que cet ersatz grotesque américanisé à des fins universalis(s)ants.
La colère est grandissante, lorsque ce déchet public est financé par des pontes de l’industrie. Comment expliquer qu’en deux semaines d’exploitation, Marie-Francine a perdu la moitié des salles qui le diffusaient? Valérie Lermercier confirme la nécessité à se reconvertir et ce, très rapidement, question de santé publique. Après avoir perdu 1h40 de son temps, en voici vingt de plus pour ces lignes…
Marie-Francine : Bande Annonce
Marie-Francine : Fiche Technique
Réalisation : Valérie Lemercier
Scénario : Valérie Lermercier et Sabine Haudepin
Interprétation : Valérie Lemercier, Patrick Timsit, Hélène Vincent, Philippe Laudenbach, Denis Podalydès, Nadège Beausson-Diagne…
Image : Laurent Dailland
Décors : Emmanuelle Duplay
Costumes : Catherine Leterrier
Producteurs : Edouard Weil
Société de production : Rectangle Productions, TF1 Films Production, De l’huile
Distribution : Gaumont
Durée : 93 minutes
Genre : comédie romantique
Date de sortie : 31 mai 2017
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Mes premières ambitions, à l'âge d'une dizaine d'années, était d'écrire des histoires à la manière des J'aime Lire que je dévorais jusqu'en CM2. J'en dessinais la couverture et les reliais pour faire comme les vrais. Puis la passion du théâtre pour m'oublier, être un autre. Durant ses 7 années de pratique dans diverses troupes amateurs, je commence des études d'Arts du Spectacle qui débouche sur une passion pour le cinéma, et un master, en poche. Puis, la nécessité d'écrire se décline sur les séries que je dévore. Depuis Dawson et L’Hôpital et ses fantômes de Lars Von Trier sur Arte avec qui j'ai découvert un de mes genres ciné préférés, l'horreur, le bilan est lourd, très lourd au point d'avoir du mal à établir un TOP 3 fixe. Aujourd'hui, c'est Brooklyn Nine Nine, Master of Sex et Vikings, demain ? Mais une chose est sûre, je vénère Hitchcock et fuis GoT, True Detective et Star Wars. L'effet de masse m'est assez répulsif en général. Les histoires se sont multipliées, diversifiées, imaginées ou sur papier. Des courts métrages, un projet de série télévisée, des nouvelles, un roman, d'autres longs métrages et toujours plus de critiques..?
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