Avec Primetime, Lance Oppenheim transforme les dérives d’une émission américaine controversée en thriller trouble et formellement radical, porté par un Robert Pattinson impressionnant.
Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Faute d'amour, le nouveau film d'Andreï Zviaguintsev, creuse le sillon d'un cinéma passionnément engagé dans l'observation du pays du cinéaste, la Russie. Cette fois, c'est au travers d'un drame particulièrement triste (les drames avec les enfants sont toujours poignants) qu'il déroule -d'une belle et brillante manière - son constat.
Andy Muschietti signe une adaptation réussie du roman de Stephen King, même si Ça échoue à être un film d'horreur convaincant. Il reste une fresque adolescente touchante et poétique dans l'esprit du roman dont il est tiré.
Dans Mon Garçon, Guillaume Canet, qui ne connaissait pas le scénario à l'avance, se lance dans une réelle chasse à l'homme afin de retrouver son fils. Mais ce genre de scénario n'est-il pas un brin épuisé ?
Après être passé par le festival de Cannes, Le Redoutable, biopic sur Jean-Luc Godard par le spécialiste du détournement Michel Hazanavicius sort enfin en salles. Si le film aurait mérité d'être plus marquant, il adopte un ton comique risqué, préférant déconstruire plutôt que satisfaire bêtement.
Vous aimez la série NARCOS ? Le sourire Colgate de Tom Cruise ? Les anti-héros américains ? Et les dollars ?
Pas de doute, vous allez adorer Barry Seal, qui derrière son postulat de rise & fall à la Scorsese, se révèle être un opéra à la gloire du talent comique de Tom Cruise.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.