Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.
Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Le génial esthète Guillermo Del Toro revient dans l'univers d'Hellboy pour un second opus absolument remarquable. Entre une direction artistique minutieuse et une atmosphère féérique : Hellboy 2 à tout pour être l'un des meilleurs blockbusters de ces dix dernières années.
Alors qu'une adaptation Netflix du comics Hellboy de Mike Mignola se profile, retour sur le film monstrueux de Guillermo Del Toro. Une oeuvre de fan où le diable collectionne les chats et déguste du chocolat avant de tuer des monstres mythologiques.
Après avoir dynamité le genre du giallo, Hélène Cattet et Bruno Forzani s'attaquent cette fois-ci au western spaghetti et au poliziesco. Direction un village abandonné dans le sud de la France pour un règlement de comptes où les balles fusent de tous les côtés. L'occasion pour les deux esthètes de pousser encore plus loin leurs expérimentations et d'offrir un travail sonore et visuel des plus bluffants.
Avec "L'Assemblée", Mariana Otero propose un des regards les plus poussés sur le mouvement Nuit debout à Paris, loin des informations parcellaires livrées par les médias. Une plongée passionnante dans les joies et les doutes de la Place de la République, à retrouver au cinéma dès le 18 octobre 2017.
Laurent Cantet fait de l'écriture une sombre bienfaitrice dans son dernier film. Neuf ans après Entre les murs, il donne à nouveau la parole à un groupe de jeune pour livrer ses propos socio-politiques, toujours sensés.
Boudé par les américains peu désireux de voir la réalité de la ségrégation raciale en face, Detroit, le nouveau film de Kathryn Bigelow est pourtant un grand film très efficace et essentiel sur la dénonciation d'une violence policière envers les Noirs américains qui n'est pas près de s'arrêter.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.