Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.
Avec Ôtez-moi d'un doute, présenté à la quinzaine des réalisateurs à Cannes 2017, Carine Tardieu parvient à mener une comédie tendre et douce sur la filiation et ses multiples déboires, sans pour autant marquer pleinement les esprits, ni surprendre. Heureusement que le casting (François Damiens, Cécile de France, Alice de Lencquesaing...) est là pour porter le film qui est en salles depuis le 6 septembre 2017.
Alors que Jeanne Balibar incarne les traits de la chanteuse, l’œuvre voit un personnage aux multiples visages et par la même occasion, un visage aux multiples personnages. Un abîme du cinéma, une déclaration d’amour resplendissante.
Malgré ses gimmicks, ses effets visuels clinquants qui ne sont jamais vains, le film de Darren Aronofsky est une vraie réflexion sur la dépendance et sa provenance originelle, un American Way of Life en faillite.
Une Jeanne d'Arc dansant à la fois sur le son d'un long poème médiéval chanté en yaourt, et sur celui d'une bande son death-breakcore-baroque. A voir pour entrer dans la folie ambiante, ou pour s'en préserver.
Chéri est un film délicat et chic qui relate l'histoire d'amour tragique d'un jeune dandy et d'une courtisane vieillissante dans le Paris baroque du début du XXe siècle. Adapté d'un roman de Colette, le long métrage séduit par ses acteurs, son humour feutré, ses décors travaillés et son récit langoureux.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.