Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
My Cousin Rachel, un roman de l'anglaise Daphne du Maurier qui a déjà été adapté à l'écran dès sa sortie, retrouve une deuxième vie avec cette nouvelle version de Roger Michell, avec une Rachel Weisz résolument plus moderne qui amène le personnage sans doute au-delà des ambitions de sa créatrice. Un film intéressant même s'il semble indécis.
Divisant la presse, Valérian et la cité des mille planètes se présente comme l'un des blockbusters les plus particuliers de la dernière décennie. Un spectacle visuel éblouissant abîmé par un scénario alambiqué et brouillon.
La Colle aurait pu être une comédie française sortant du lot, notamment avec l'ambition de son réalisateur, Alexandre Castagnetti, de vouloir casser certains clichés. Mais son envie et sa passion pour la bande-dessinée ne suffiront pas, le tout se contentant bien trop du strict minimum.
Figure de l'art moderne, Peggy Guggenheim est une artiste autodidacte qui a révolutionné le monde artistique. Retour sur un documentaire captivant, signé Lisa Immordino Vreeland.
Walk With Me est la rencontre inattendue entre un mutilé de guerre et une danseuse étoile. Ces deux mondes, jusqu'alors opposés, se rencontrent, se découvrent et se lient.
A la manière du Gravity d'Alfonso Cuaron, Christopher Nolan privilégie l'épure comme pour mieux maximiser l'immersion. Un pari payant puisque à l'arrivée, outre d'être une claque esthétique, Dunkerque s'avère être une véritable expérience de cinéma comme rarement vu.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.