Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.
Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Pour son grand retour sur les écrans français, Jackie Chan abandonne sa jovialité pour laisser place à un rôle plus torturé. Le Maître chinois devient dans The Foreigner, un père revanchard et taiseux, prêt à en découdre avec l'IRA. Un thriller d'action qui montre le grand Jackie sous un tout nouveau visage.
À l'occasion de l'Arras Film Festival, le film 'Les Bienheureux' a été révélé. Les parcours croisés de personnages tissent - vingt bonnes heures durant - un portrait nuancé et émouvant, donc vivant - d'Alger. Surprise du festival, le long métrage de Sofia Djama est une pépite cinématographique.
Kate Winslet et Idris Elba survivent en pleine nature pour La montagne entre nous : agréable divertissement dans lequel l'humanité prime sur le tragique.
Dans Braguino, l'artiste Clément Cogitore nous emmène au plus profond de la taïga sibérienne. Un lieu hors du temps où vivent en autarcie deux familles ennemies, les Braguine et les Kiline. Une barrière et des règles les séparent. Un voyage mystérieux et dépaysant.
Le cinéma français ne cesse de se démarquer en montrant une image de la femme forte et indépendante. Le premier film de Léonor Serraille fait de Laetitia Dosch une héroïne peu ordinaire dans Jeune Femme.
À l'occasion de l'Arras Film Festival édition 2017, 'Borg / McEnroe' a été projeté en avant-première. Découverte d'un film retraçant comme il se doit le duel au sommet des deux tennismen, mais au récit inégal concernant l'exposition des rivaux.
SPOIL : Shia LaBeouf est brillant en John McEnroe.
Certes, Michaël R. Roskam sait toujours aussi bien filmer l'action et sa tension, mais bute cette fois ci à élever son récit. Empêtré dans un polar romantique à l'eau de rose, Le Fidèle s'avère être un ersatz bâtard de Jacques Audiard.
Biberonné à l'oeuvre de Tarkovsky ou encore de Bresson, Yorgos Lanthimos construit sous nos yeux ébahis une oeuvre cohérente, exigeante, d'une beauté formelle indéniable et de laquelle sourdent le crime et le châtiment. Fascinant.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.