Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Gabriele Muccino frappe à nouveau fort en réécrivant ses propres souvenirs de vacances pour nous transporter avec ces deux jeunes héros à San Fransisco. Une parenthèse enchanteresse...
Délicatesse et finesse sont les apanages de ce biopic d'époque joliment classique, qui s'attache à dépeindre la personnalité et le parcours d'un homme fougueux et passionné, prêt à tout sacrifier pour son Art.
Pour son premier film en tête d'affiche, Scott Eastwood loupe un virage en choisissant le fils bâtard de Fast & Furious et 60 Secondes Chrono, mariné à la sauce production Besson. Une série B plus que navrante qui vous fera perdre des neurones en plus de votre argent et de votre temps.
Citoyen d'honneur met en scène Daniel Mantovani, un écrivain fictif plus vrai que nature incarné par Oscar Martinez, Coupe Volpi du meilleur acteur. Critique du film désormais disponible en DVD...
Après avoir co-réalisé le premier John Wick et avant de s'attaquer à la suite de Deadpool, David Leitch a signé avec Atomic Blonde un thriller d'espionnage survitaminé efficace mais bien trop poussif, malgré la présence d'une Charlize Theron plus badass que jamais.
Après les Apaches , un portrait de la jeunesse d'aujourd'hui, Thierry de Perretti s'intéresse à ceux qui étaient jeunes dans les années 90, décennie portée par des revendications nationalistes séduisantes pour des esprits en quête de justice sociale. Avec Une vie violente, le réalisateur propose une réflexion sur l'éthique que tout mouvement politique doit avoir en tête, au risque de basculer dans l'inhumanité et l'impardonnable.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.