Avec Primetime, Lance Oppenheim transforme les dérives d’une émission américaine controversée en thriller trouble et formellement radical, porté par un Robert Pattinson impressionnant.
Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Adeptes de l'actrice principale ou de la tendresse des frères Foenkinos, courez voir cette comédie douce amère qui touche au plus profond de chaque dépressif que nous sommes tout en tirant sur la zygomatique. La délicate intelligence du scénario couplé à quelques bonnes surprises de comédiens et une composition méticuleuse et attachante, font de ce deuxième long métrage, un film à ne pas manquer.
Après sa découverte en avant-première à l'Arras Film Festival, retour sur 'Sparring', premier film de Samuel Jouy dont le récit suit Steve, un boxeur qui a perdu davantage qu'il a vaincu, et qui va accepter l'offre - terrifiante pour bon nombre de boxeurs - de devenir le sparring partner d'un grand champion sur le retour. Un hymne aux perdants, sportifs courageux dont la gloire est enfin révélée.
Pour son grand retour sur les écrans français, Jackie Chan abandonne sa jovialité pour laisser place à un rôle plus torturé. Le Maître chinois devient dans The Foreigner, un père revanchard et taiseux, prêt à en découdre avec l'IRA. Un thriller d'action qui montre le grand Jackie sous un tout nouveau visage.
À l'occasion de l'Arras Film Festival, le film 'Les Bienheureux' a été révélé. Les parcours croisés de personnages tissent - vingt bonnes heures durant - un portrait nuancé et émouvant, donc vivant - d'Alger. Surprise du festival, le long métrage de Sofia Djama est une pépite cinématographique.
Kate Winslet et Idris Elba survivent en pleine nature pour La montagne entre nous : agréable divertissement dans lequel l'humanité prime sur le tragique.
Dans Braguino, l'artiste Clément Cogitore nous emmène au plus profond de la taïga sibérienne. Un lieu hors du temps où vivent en autarcie deux familles ennemies, les Braguine et les Kiline. Une barrière et des règles les séparent. Un voyage mystérieux et dépaysant.
Le cinéma français ne cesse de se démarquer en montrant une image de la femme forte et indépendante. Le premier film de Léonor Serraille fait de Laetitia Dosch une héroïne peu ordinaire dans Jeune Femme.
À l'occasion de l'Arras Film Festival édition 2017, 'Borg / McEnroe' a été projeté en avant-première. Découverte d'un film retraçant comme il se doit le duel au sommet des deux tennismen, mais au récit inégal concernant l'exposition des rivaux.
SPOIL : Shia LaBeouf est brillant en John McEnroe.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.