Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.
Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Avec toute la noblesse qui le caractérise, Harry Dean Stanton fait sa dernière apparition au cinéma avec Lucky. Touchant du doigt cette douce Amérique périphérique et multiculturelle, John Carroll Lynch accouche d’un amer récit initiatique, funèbre mais caressé par une humilité et une ironie souriante.
La promesse d'une adaptation moderne du roman d'Agatha Christie est à moitié tenue. Si l'envie de moderniser le mythe d'Hercule Poirot fait plaisir, l'enquête elle même pâtit d'un scénario bancal et confus.
Star Wars épisode VIII, les Derniers Jedi, ose la novation et le passage à la nouvelle génération. Un pari audacieux qui ouvre la saga à de nouveaux horizons.
Définitivement devenu produit de consommation, la saga Star Wars continue. Au même titre que Le réveil de la force, Les derniers Jedi s’ingurgite et s'évacue aussi vite. Mais peut on vraiment être surpris?
Avec Bienvenue à Suburbicon, Clooney propose un film violent qui attaque frontalement une certaine image de l'Amérique au point de se détourner complètement de la comédie décalée attendue.
Les Gardiennes de Xavier Beauvois est à l'image d'un autre film du réalisateur : Des Hommes et des Dieux. C'est un film généreux, doux, porté sur les gestes, les visages, les désirs, bref un grand film humaniste qui n'hésite pourtant pas à percer la noirceur des âmes. Les Gardiennes est au cinéma depuis le 6 décembre 2017.
Seule la terre est avant tout, comme son titre l'indique un hommage à la terre et aux fermiers dans l'Angleterre rurale du West Yorkshire. Un film-vérité qui combine une belle histoire d’amour homosexuelle à une réflexion sociétale, mais surtout une chronique paysanne réaliste et bienveillante.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.