Critiques films

Ulya, le très beau film de Viesturs Kairišs : quand on cherche du côté de chez soi

Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Tesnota de Kantemir Balagov : une fuite en avant électrique

Souvent âpre et à fleur de peau, Tesnota est le premier film du prometteur Kantemir Balagov. Avec sa mise en scène qui suinte l’urgence, Tesnota nous dessine les traits parfois sombres de la place de la femme dans une société émiettée par ses traditions et l’omniprésence du conflit religieux.

La nuit a dévoré le monde : le film de zombies réinventé

Avec La Nuit a dévoré le Monde, Dominique Rocher signe un premier long métrage fort et poignant où le spectateur est confronté à la solitude d'un homme sur fond d'apocalypse de zombies. Ce huis-clos intimiste, presque gênant parfois, nous prend aux tripes avec un minimalisme maîtrisé qui concentre la majorité de son action dans un immeuble haussmannien à l'abandon, pour un résultat remarquablement poétique.

The Disaster Artist : récit d’un improblable nanar

Tiré du livre éponyme qui raconte l'envers du décor du nanar The Room, The Disaster Artist est un éloge tendre à l'amitié et à la création mais aussi le récit de deux artistes ratés qui depuis l'humiliation vont créer l'un des plus mauvais films de tous les temps. Une réussite en demi-teinte pour James Franco.

Mute de Duncan Jones : un film qui n’a rien à dire ?

Duncan Jones signe une suite spirituelle décevante à son premier film, malgré de jolies fulgurances de mise en scène et un casting convaincant, à l'exception d'un Alexander Skarsgard en deçà, dominé par les excellents Paul Rudd et Justin Theroux.

Lady Bird, la petite ritournelle adolescente de Greta Gerwig

Lady Bird est le passage réussi à la réalisation de Greta Gerwig, actrice de Frances Ha. Ici aussi il est question de recherche d'identité et de quête d'un ailleurs pas forcément plus rose, avec une touche d'excentricité et de nostalgie. Le film, avec Saoirse Ronan en tête d'affiche sort en salles le 28 février 2018.

Winter brothers de Hlynur Palmason : une expérience sensorielle et des émotions brutes

Plasticien de formation, l'Islando-Danois Hlynur Palmason livre avec Winter Brothers un premier long métrage intrigant, fait d'expériences sensorielles intenses, et d'une histoire de manque d'amour émouvant.

La forme de l’eau : conte réaliste d’une monstrueuse beauté

Avec la Forme de l'eau, Guillermo del Toro signe un nouveau chef d'oeuvre. Ce conte réaliste, emprunt de poésie, associe une esthétique somptueuse, une mise en scène inventive et une des plus belles histoires d'amour de ces dernières années.

Criminal Squad : Gérard Butler et le crépuscule du mâle alpha

Sous couvert du film mâle hyperbolique annoncé, Criminal Squad dessine le crépuscule d’un archétype en fin de vie. Ce faisant, le film de Christian Gudecast réussit à être parfaitement ce qu’il se devait d’être, tout en devenant son inverse. Autant dire que de la part du scénariste de la Chute de Londres et Un homme à part, on n'en attendait vraiment pas tant.

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