En confiant "Evil Dead Burn" à Sébastien Vaniček, Sam Raimi a fait le bon choix. Le réalisateur de Vermines signe un sixième épisode généreux, où le trauma familial et la violence conjugale nourrissent l'horreur démoniaque. Porté par une Souheila Yacoub habitée, le film brûle de l'intérieur avant même que les Deadites n'entrent en scène.
Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
Définitivement devenu produit de consommation, la saga Star Wars continue. Au même titre que Le réveil de la force, Les derniers Jedi s’ingurgite et s'évacue aussi vite. Mais peut on vraiment être surpris?
Avec Bienvenue à Suburbicon, Clooney propose un film violent qui attaque frontalement une certaine image de l'Amérique au point de se détourner complètement de la comédie décalée attendue.
Les Gardiennes de Xavier Beauvois est à l'image d'un autre film du réalisateur : Des Hommes et des Dieux. C'est un film généreux, doux, porté sur les gestes, les visages, les désirs, bref un grand film humaniste qui n'hésite pourtant pas à percer la noirceur des âmes. Les Gardiennes est au cinéma depuis le 6 décembre 2017.
Seule la terre est avant tout, comme son titre l'indique un hommage à la terre et aux fermiers dans l'Angleterre rurale du West Yorkshire. Un film-vérité qui combine une belle histoire d’amour homosexuelle à une réflexion sociétale, mais surtout une chronique paysanne réaliste et bienveillante.
Dans une République démocratique du Congo qui devient l’allégorie d’un capitalisme effréné, Emmanuel Gras filme le dur labeur d'un vendeur de Charbon qui sillonne les routes dangereuses de son pays pour essayer de donner un avenir meilleur à sa famille. Entre documentaire et film d'aventures, Makala donne une nouvelle définition de l’héroïsme, même si son dispositif nous questionne sur la place de la caméra dans la sphère du documentaire.
Le 20e film de Robert Guédiguian est un petit bijou de nostalgie et de naïveté douce, mais parfois plus déchirante qu'un pur cynisme frontal. La Villa est aussi une sorte de théâtre familial où chaque personnage est à lui seul tout un art. On est presque chez Tchekhov, mais à Marseille, terre de prédilection du réalisateur.
Sorti en VOD & Blu-Ray le 30 novembre dernier, The Unseen est une "réécriture" plutôt fade de L'Homme Invisible de James Whale mais qui marque un début assez prometteur pour son réalisateur Geoff Redknap.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.