Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Portrait un peu gigogne d’une France qui vacille et qui part « en guerre civile », Pour le réconfort de Vincent Macaigne esquinte ses idéaux pour tirer à boulets rouges sur tous ses personnages et dessiner une lutte des classes acerbe entre « aristocrates » et « bouseux ».
Une dispute autour d'un héritage, une ferme isolée au milieu des immenses champs de maïs du Nebraska, un fermier poussé au crime : voilà tout ce qui est nécessaire pour un bon thriller. Et pourtant...
Entre un sympathique premier opus et un troisième volet abominable, Del Toro offrait il y a 15 ans le joyau fun et décomplexé de la saga Blade. On re-croque dedans pour l'occasion !
Le génial esthète Guillermo Del Toro revient dans l'univers d'Hellboy pour un second opus absolument remarquable. Entre une direction artistique minutieuse et une atmosphère féérique : Hellboy 2 à tout pour être l'un des meilleurs blockbusters de ces dix dernières années.
Alors qu'une adaptation Netflix du comics Hellboy de Mike Mignola se profile, retour sur le film monstrueux de Guillermo Del Toro. Une oeuvre de fan où le diable collectionne les chats et déguste du chocolat avant de tuer des monstres mythologiques.
Après avoir dynamité le genre du giallo, Hélène Cattet et Bruno Forzani s'attaquent cette fois-ci au western spaghetti et au poliziesco. Direction un village abandonné dans le sud de la France pour un règlement de comptes où les balles fusent de tous les côtés. L'occasion pour les deux esthètes de pousser encore plus loin leurs expérimentations et d'offrir un travail sonore et visuel des plus bluffants.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.