Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.
Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Ode à l'amour et à la liberté, My Wonder women retrace, par un portrait d'auteur intimiste, la genèse de la création de la célèbre princesse amazone. Entre drame et biopic, il donne une autre vision d'une héroïne miroir de son inventeur.
Après le choc représenté par Mustang, dire que Denis Gumze Ergüven était attendue relevait du plus pur euphémisme. C'est donc à Kings, évocation d'une mère de famille plongée dans le chaos des émeutes ayant sévi sur la Californie en 1992 que la réalisatrice s'est essayée. Un choix intéressant qui paradoxalement n'est jamais exploité au maximum de son potentiel, ne faisant qu'ajouter à la frustration de voir un film sur le papier prometteur, et une copie dépourvue de tout le sel qui avait érigé Mustang en chef d'oeuvre.
Toujours produite et co-scénarisée par Luc Besson, la saga marseillaise Taxi fait son grand retour avec un nouveau duo formé par Franck Gastambide (qui réalise ce 5e opus) et Malik Benthala.
Le onzième long métrage du japonais Kore-Eda Hirokazu, plus sombre que les précédents, marque un vrai tournant dans son oeuvre. Mi-Policier, mi-film de procès, le film en réalité se situe sur un terrain beaucoup plus intimiste, et tente d'interroger les vérités d'un homme insondable et mystérieux qui est accusé d'un meurtre.
Nouvelle fantaisie en stop motion de Wes Anderson, L'Île aux chiens est une fable socio-politique aussi irrésistiblement drôle que touchante qui saura parler aux petits et grands. Un cinéma fantasque et inventif comme on en voit peu.
Dans cette adaptation de Don't Worry he Won't get Far on Foot, l'autobiographie du cartooniste américain John Callahan, Gus van Sant tente de réinventer les codes du biopic au fil d'un récit éclaté, à l'image de son personnage.
Abracadabra, le nouveau film de Pablo Berger, est une bonne surprise précédée d'une mauvaise presse. Burlesque, loufoque, il n'en est pas moins une réflexion sérieuse sur le machisme et l'emprise des hommes sur les femmes qui n'ont qu'une envie, celle de se libérer...
Avec Mobile Homes, Vladimir de Fontenay s'immisce dans la veine du cinéma indépendant américain et parle de cette Amérique des laissés pour compte, d’une nation bancale dont les habitants mis de côté par le système ne peuvent avoir confiance qu’en eux-mêmes. Sans jamais être à la hauteur des références telles que Andrea Arnold ou Jeremy Saulnier, Mobile Homes porte les stigmates inhérents au genre mais n'en reste pas moins un joli petit film qui parle d'une fuite en avant et de ce combat face aux choix qui façonnent notre vie.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.