Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.
Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Manhattan Stories de l'Américain Dustin Guy Defa est un film de la mouvance du mumblecore typique de Sundance, mais qui se distingue par un mix habile entre légèreté du dispositif, sa drôlerie, même, et le sérieux qui est accordé aux sentiments et à l'intimité des personnages et surtout à leurs interactions pas toujours facile.
Dwayne Johnson est de retour pour jouer le rôle du tas de muscles super cool sauveur du monde, mais dans Rampage : Hors de contrôle il se fait malencontreusement voler la vedette par George, un gorille albinos de près de 10 mètres de haut s'amusant à semer le carnage dans Chicago en compagnie d'un loup porc-épic et d'un crocodile phacochère.
Après le succès critique et public de Dernier Train pour Busan, le réalisateur coréen Yeon Sang-ho revient avec Psychokinesis, un film de super-héros bien différent des Marvel, sorti en France sur Netflix.
A ne pas confondre avec la comédie US avec Amy Schumer sortie l'année dernière, Larguées est le premier long métrage de l'autre duo à l'origine de Connasse. Noémie Saglio avait déjà grossi le trait dans Telle mère, telle fille avec Cottin et Binoche. Ici, Eloise Lang dépeint grossièrement des figures manichéennes et perd rapidement le contrôle de son navire à défaut de l'écriture et de la direction d'acteurs. Un feel good movie carte postale décomplexant, mais pas maîtrisé.
Avengers : Infinity War amorce la conclusion de cette phase 3 avec savoir-faire, dominé surtout par son méchant très réussi. Un Thanos plus nuancé qu'escompté qui apporte au film un supplément d'âme et une gravité inespérée.
Pierre Lapin, le personnage créé par l'auteure pour enfants Beatrix Potter, devient le héros de ce film éponyme, mêlant scènes de prise de vue réelles et animation.
Dans une version longue inédite en salles, Mai 68 La Belle Ouvrage est un documentaire qui recueille deux heures de témoignages sur la violence de la répression policière qui s'est abattue sur les étudiants, et même parfois sur de simples passants, lors des manifestations parisiennes.
Arrivé dans nos salles obscures sans crier gare, Jersey Affair, le premier long métrage du britannique Michael Pearce est un thriller davantage orienté vers le drame psychologique que vers les enquêtes policières. Un coup d'essai maîtrisé.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.