Critiques films

Ulya, le très beau film de Viesturs Kairišs : quand on cherche du côté de chez soi

Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Le ciel étoilé au-dessus de ma tête : l’éloge de la folie

Avec poésie et ingéniosité, Le ciel étoilé au-dessus de ma tête nous entraîne dans un univers fantasmé et coloré au-delà de la réalité...

Manifesto : Un film conceptuel jouissif sur l’Art

Manifesto n'est pas l'OVNI qu'on décrit çà et là. Le film de Julian Rosefeldt est certes un film quasi-expérimental, mais le discours et les courants artistiques successifs qu'il illustre merveilleusement avec la complicité de Cate Blanchett restent tout à fait ancrés dans le temps, comme une réponse au constat de la matérialité accélérée de l'ère actuelle.

La fête des mères : autopsie un peu niaise de la maternité par Marie-Castille Mention Schaar

Elle nous avait laissé avec Le Ciel attendra, un film plutôt réussi sur la radicalisation de jeunes filles dans la France d'aujourd'hui. Pourtant, dans  La Fête des mères, Marie-Castille Mention Schaar déçoit avec un film choral épileptique et souvent navrant sur la maternité dans "tous ses états".

Mutafukaz de Shôjirô Nishimi et Run, une animation sous le versant hip hop et déjanté

Le Festival de Cannes 2018 vient de fermer ses portes et les sorties cinéma en salles hexagonales reprennent leurs cours. Mutafukaz, film d’animation franco-japonais, réalisé par Shōjirō Nishimi et Run, est un défouloir hybride et violent qui voit s’entremêler les univers hétéroclites de GTA, Clerks et d’Akira.

Game Night : une comédie amusante et ludique

Portée par l'énergie du couple Jason Bateman-Rachel McAdams, Game Night est une comédie sympathique et ludique entre le Cluedo et After Hours de Martin Scorsese.

Deadpool 2 : La mare aux connards

Suivant son propre cahier des charges, Deadpool 2 enchaîne les gags et les références avec un débit de mitraillette. Problème, il oublie au passage de raconter une histoire ou d'aborder un quelconque sujet, et devient finalement le reflet à peine déformé de ce qu'il voulait justement parodier.

L’Homme qui tua Don Quichotte, l’arlésienne de Terry Gilliam

Après plus de 20 ans de déconvenue, l'arlésienne de Terry Gilliam voit enfin le jour. C'est entre appréhension et excitation qu'on découvre un L'Homme qui tua Don Quichotte loin de nos attentes mais empreint d'une vraie passion de cinéma.

No Dormirás de Gustavo Hernandez, quand l’insomnie tourne au cauchemar

Véritable succès au box-office en Amérique du Sud, No Dormirás de Gustavo Hernandez suit une troupe d'acteurs explorant les effets de l'insomnie. Malgré un point de départ original et alléchant, le film sombre très vite dans une horreur beaucoup trop consensuelle.

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.

« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.