"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Grand Prix au dernier Festival de Cannes (ex-aequo avec Asghar Farhadi), « Compartiment n° 6 » semble marquer l'entrée de Juho Kuosmanen dans la cour des grands. Film d'une grande simplicité tant sur le fond que sur la forme, l'œuvre n'en reste pas moins bouleversante et pleine d'humanité.
David Gordon Green envoie valdinguer toutes les intentions louables de son très solide opus précédent. Le résultat ? Une infâme tambouille qui, par un tour de force prodigieux, joue à la fois la carte de l’auto-référence bas de gamme et de la désacralisation d’une idole manifestement indépassable. Quelqu’un osera-t-il enfin mettre à mort la vache à lait du cinéma d’horreur ?
Xavier Giannoli est le réalisateur des rêves fous, des illusions qui perdurent jusqu'à la chute. Adapter Illusions perdues de Balzac ressemble donc chez lui à une évidence. Avec un grand casting, un sens du rythme et un propos un poil exagéré, il parvient à construire une gigantesque fresque. Fresque dans laquelle nous plongeons comme dans un tourbillon. En salles dès le 20 octobre 2021.
Basé sur une fameuse affaire juridique française du XIVe siècle, le dernier « jugement de Dieu » officiellement autorisé, le film met au prises trois personnages qui défendent leur honneur au péril de leur vie. Malgré les apparences, le cinéaste britannique n’a pas livré une fresque épique à la Kingdom of Heaven, lui préférant cette fois un surprenant conflit interpersonnel raconté sous trois angles, bien servi par des comédiens très convaincants. La greffe d’un anachronique sous-texte féministe est toutefois venu gâcher un projet prometteur…
Là ou Mourir Peut Attendre s'avère être un grand Bond, c'est peut-être pour la propension qu'il a à être pleinement conscient de son statut de conclusion. Une donnée inédite qui transforme ce 25ème film en un quelque chose de rarement vu dans la saga jusqu'alors. Bardé de scènes spectaculaires et surtout d'éléments qui parleront forcément aux fans purs et durs de la saga, Mourir Peut Attendre se révèle être une conclusion explosive aux 15 années de service de Daniel Craig et surtout un Bond qui marquera les esprits et qui fera date.
Eiffel de Martin Bourboulon est le premier biopic sur le créateur de la tour qui domine tout Paris. A l'aide d'une histoire d'amour inventée en partie, le réalisateur tente de faire une grande fresque romanesque. Derrière un gros budget, il n'y a pourtant pas grand chose dans le film, l'amourette prenant le pas sur l'histoire filmée de la construction de l'œuvre d'acier titanesque. Heureusement les acteurs font le job, Romain Duris en tête, tout en nuances comme les lumières qui l'accompagnent tout le long du film.
Tralala des frères Larrieu a beau être un film de genre, il est définitivement un film des frères Larrieu : inventif, drôle, solaire. Leur leitmotiv...
Mon Légionnaire a la vertu de ne pas idéaliser la figure du militaire, on est loin d'un American Sniper par exemple. Ici, l'ennemi est invisible et le corps à corps n'a pas lieu. On voit surtout comment le retour à la maison est terni par l'attente de ceux qui restent. Un film doux, mais qui peine à décoller, empêtré dans un quotidien un peu trop banal.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »