"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
House of Gucci est un film qui cultive le mélange des genres. Tour à tour satire familiale, drame biographique, mélodrame romantique. Le film déjoue les attentes du public et offre une représentation qui réussit la gageure d’éviter tout manichéisme stérile en privilégiant l’ironie au détriment d’un noir cynisme.
L’Événement est un film où la réalisatrice Audrey Diwan s’empare du livre éponyme d’Annie Ernaux pour en faire un objet factuellement plutôt maîtrisé mais un peu éloigné de la fougue et des visées de l’écrivaine.
Entre comédie et tragédie, fable sociale et farce parodique, « Bad Luck Banging or Loony Porn » est un film qui ouvre la voie à de nombreuses interrogations majeures dans nos sociétés actuelles.
Réalisé par Rebecca Hall, Clair-Obscur met en scène les comédiennes Tessa Thompson et Ruth Negga, dans les rôles respectifs d'Irene et Claire, deux femmes métisses (selon toute vraisemblance), vivant à New-York dans les années 20. La particularité de leur histoire ? Si Irene accepte son ascendance afro-américaine, a épousé un médecin noir et vit à Harlem, Claire se fait passer pour blanche et s'est mariée à un homme d'affaires blanc et raciste. Lorsque les deux amies se recroisent après des années, Irene est stupéfaite par la nouvelle identité de Claire, et ne tarde pas à réfléchir à la sienne.
Cry Macho, le nouveau film de Clint Eastwood, est une déception si l'on considère l'impressionnante filmographie du cinéaste. Ici, rien ne rappelle la subtilité habituelle du réalisateur, le film regorge de stéréotypes et de clichés dans un récit sans véritable enjeu narratif.
Dans le Londres actuel, Ellie, une étudiante en mode, se rend compte que la chambre qu'elle loue lui inspire des visions. Toutes les nuits, alors qu'elle s'endort, elle parcourt le Londres des années 60. En particulier le monde de la scène et des paillettes, puisqu'elle voit tout à travers les yeux de la jeune Sandie, aspirante chanteuse. Si au début, le monde des strass est un enchantement, l'envers du décor change vite la donne et les visions ne tardent pas à devenir angoissantes...
Tout comme son scénariste Nic Pizzolatto, auteur de l’extraordinaire série True Detective, Fuqua ne n’est pas tué à la tâche pour sa première production Netflix. Une adaptation sans faute de goût et servi par un Gyllenhaal investi, mais à l’intérêt proche du néant pour tous ceux qui se sont délectés de l’original…
Avec "De son Vivant", film sombre et lumineux où la musique semble élevée au rang d’Art poétique, Emmanuelle Bercot livre une réflexion sur la fin de vie et sur la place que laissent les défunts dans l'existence de ceux qui leur survivent.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »