"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Présenté à Cannes, marquant une entrée fracassante dans le monde du cinéma de Dylan Penn, « Flag Day » marque le sixième passage de Sean Penn derrière la caméra. Adapté des mémoires de la journaliste américaine Jennifer Vogel, le film est une œuvre pleine d'émotions mais ne parvenant à se défaire de quelques écueils.
Guermantes est peut-être le film le plus libre de Christophe Honoré. Pourtant, le réalisateur plaide pour la liberté dans nombre de ses films. Cette ode à la vie, aux comédiens et à la beauté du geste est véritablement belle ! D'aucuns pourront la trouver vide de sens, pourtant, elle comble le vide laissé par des mois sans culture, sans humains, sans rencontres. Les comédiens y sont les rois du monde, mais d'un monde qui ne les regarde plus. Heureusement, Christophe Honoré en créateur magnifique est là pour les observer, les aimer, les laisser vivre, sans chercher à les modeler. Après sa diffusion sur France 5, le film est à découvrir au cinéma depuis le 30 septembre 2021.
Projet étonnant à mi-chemin entre plusieurs genres, ce film, coécrit par un tandem de scénaristes français et porté par l’interprétation épatante de Matt Damon, se plaît à tromper les attentes du spectateur. S’il n’est pas dépourvu de faiblesses, il prouve en tout cas que McCarthy, six ans après l’Oscar remporté avec Spotlight, ne s’est pas reposé sur ses lauriers.
NTM est souvent associé aux seuls noms de JoeyStarr et Kool Shen, pourtant à l'origine, ils étaient 33 ! Suprêmes retranscrit cette fougue du groupe, l'esprit borderline du duo de rappeurs. Le tout est raconté avant la gloire ou du moins les premières grosses scènes. C'est au corps à corps que NTM se produit d'abord devant un public. Un biopic habité et punchy ! A découvrir en salles le 24 novembre prochain.
Les Intranquilles de Joachim Lafosse est un film faussement linéaire et convenu, et porte au contraire la marque de fabrique du cinéaste qui sait nager dans les eaux troubles, joliment, intensément.
First Cow de Kelly Reichardt représente une facette de plus dans l’œuvre versatile et magistrale de la cinéaste. Adapté du roman de son coscénariste Jon Raymond, le film aborde les thèmes récurrents de son cinéma, et sa passion inassouvie pour l’Amérique.
Trois ans après Galveston, Mélanie Laurent remet sa casquette de réalisatrice pour Le Bal des folles, une adaptation qui ne sera pas visible en salles mais directement sur la plateforme d'Amazon Prime. Dommage car cette fresque ambitieuse aurait mérité un déploiement sur grand écran.
François Ozon est un réalisateur prolifique. Ses œuvres sont donc parfois ratées, comme c'est le cas de Tout s'est bien passé. Dommage car cette adaptation du livre éponyme d’Emmanuèle Bernheim, publié en 2013 et dans lequel elle raconte comment elle a aidé son père à mourir, aurait pu être un bon film. En salles dès le 22 septembre.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »