Analyses

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

« Soudain », un chemin patient vers l’intime

L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.

L’Être aimé : l’autre « Abandon »

Prenant le point de départ du Valeur sentimentale de Joachim Trier, l'histoire d'un cinéaste qui tente de renouer avec sa fille par l'intermédiaire d'un projet cinématographique, Rodrigo Sorogoyen propose une tout autre approche. L'intensité de sa mise en scène raconte le poids d'un passé qui vient perturber le tournage. Un abandon qui hante ce père comme sa fille. Analyse, en cinq scènes fortes.

Les Misérables : un film hugolien ?

"Tant qu'il existera, par fait des lois et des mœurs, une damnation sociale créant artificiellement en pleine civilisation des enfers, et compliquant d'une fatalité humaine la destinée qui est divine ; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l'homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l'atrophie de l'enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que, dans certaines régions, l'asphyxie sociale sera possible; en d'autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci ne pourront pas être inutiles." (Préface des Misérables, Victor Hugo, Hauteville -House, 1862)

De Chernobyl à War of the worlds en passant par Good Omens : apocalypses en séries

Apocalypses nucléaires, épidémie, destruction de la nature, annihilation de l'humanité ou arrivée de l'Antéchrist : sur nos petits écrans, l'année 2019 fut lourde de thèmes liés à la fin du monde (ou la fin d'un monde). Petit retour sur cette ambiance apocalyptique, de CHernobyl à War of the worlds en passant par Good omens, entre autres.

Box-office : Solo, l’échec préprogrammé de Star Wars

Souffrant des mauvais retours sur Les Derniers Jedi et d'une lassitude non dissimulée du public vis-à-vis de la licence Star Wars, le spin-off Solo, de par son échec commercial cuisant, est le film qui aura mis à mal les projets de Disney/Lucasfilm quant à l'exploitation de la mythique saga de George Lucas.

Star Wars : Les influences d’Akira Kurosawa dans l’œuvre de George Lucas

Avant de découvrir l'épisode 9 devant clôturer la saga Star Wars, retour sur un cinéma plus ancien, celui du Japonais Akira Kurosawa, ayant profondément marqué George Lucas et influencé son univers.

Joker : Laughing Out Loud

Valse à mille temps macabre et pessimiste, Joker se danse en cercle et entoure la naissance du chaos. C’est le coming of age d’un mythe du meurtre et de la destruction, mais aussi d'un bouffon tabassé qui apprend à cracher dans la main du maître qui sangle sa souffrance.

Qui est vraiment le Joker ? Analyse de l’ennemi juré de Batman à travers les arts

« What doesn't kill you makes you stranger » A chaque itération du Joker, le personnage marque les esprits. Depuis 80 ans, le mystère plane autour de son identité, ses motivations et ses origines, rendant encore plus fascinant ce vilain de la mythologie moderne. A l'occasion de la sortie de Joker, on remonte le temps pour traverser les films, les jeux-vidéos et la bande-dessinée afin de mieux comprendre ce machiavélique mais si populaire personnage.

Portrait : Céline Sciamma, réalisatrice à la croisée des regards

Céline Sciamma, une femme qui parle de filles comme sujets et non objets c’est déjà assez rare dans le cinéma actuel pourqu’on s’intéresse de près à cette cinéaste, 40 ans, réalisatrice de quatre films miraculeux sur l’identité, l’adolescence et la féminité. Quatre films donc, qui font d’elle une des réalisatrices les plus passionnantes du paysage cinématographie français contemporain. Du premier Naissance des pieuvres (2007) au dernier Portrait de la jeune fille en feu (qui sort en salles le 18 septembre 2019), en passant par Tomboy (2010), on ressent à la fois de la douceur, de l’effervescence et de la sensualité, à la vue de ses films. Chaque fois on est bluffé par cette manière de faire du neuf avec des sujets pourtant très balisés : premiers émois amoureux, banlieue, enfance… Tout devient autre avec Céline Sciamma, sans avoir à définir un genre. Portrait de la réalisatrice en artiste polymorphe.

Sincérité et truculence : le cinéma de Jean-Pierre Mocky

Cela fait soixante ans que le cinéma de jean-Pierre Mocky nous accompagne. Une filmographie qui lui ressemble, sincère, truculente, engagée, laissant une grande place à ces acteurs qu'il aimait tant. Sa disparition laissera un grand vide dans la production cinématographique française. Petit hommage à un grand cinéaste.

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