A Lire

Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.

L’affaire Arnolfini : enquête sur un tableau de Van Eyck

« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »

Le Joker, un avatar du personnage de Gwynplaine dans L’Homme qui rit de Victor Hugo

Comment l'oeuvre hugolienne, avec notamment L'homme qui rit (1869) a-t-elle influencé les créateurs du comics Batman pour créer le personnage du Joker.

« Olive » : apnée sociale

Olive évolue dans deux réalités parallèles. À dix-sept ans, comme tous les jeunes de son âge, elle subit la dure loi scolaire : bulletins de notes, conventions sociales, stigmatisations inhérentes à l'adolescence... Elle a toutefois la particularité d'être repliée sur elle-même et de s'émanciper du monde réel en se réfugiant dans un univers intérieur fécond.

« L’Instant d’après » : là où frappe l’irrationnel…

"L'Instant d'après", avec Maltaite au dessin et Zidrou au scénario, s'apparente à une histoire aux frontières du réel. Riche en traits d'humour, nantie de vignettes somptueuses, peuplée d'antihéros attachants, cette bande dessinée à tout pour plaire.

Hokusai : Les Cents vues du Mont Fuji – Edition 2020

Le contenant est sublime, avec une reliure à la japonaise de couleur rouge. Le contenu l'est tout autant avec l'ensemble des compositions, fidèles à leur monochromie originelle ou avec un léger rose pâle, une fois gravées chez l'imprimeur. Un livret explicatif rédigé par Nelly Delay nous éclaire sur le tout.

La monstruosité dans les œuvres de Victor Hugo

"Quasimodo arrachant Esmeralda au bourreau, c'est le peuple qui "brise la force du roi", "avec la force de Dieu". Alors Quasimodo est "beau" sa tignasse se fait crinière et sa tête comme celle de Mirabeau, est la tête d'un lion. Le grotesque est devenu le formidable. (Pierre Albouy, La création mythologique de Victor Hugo, 1985)

« Face à la puissance » : quelles sources d’énergies pour quelles sociétés ?

Le XIXème siècle, siècle du charbon, et le XXème, siècle du pétrole ? Certes, mais les choses sont pourtant infiniment plus complexes. Les énergies fossiles ont toujours dû cohabiter avec d'autres sources d'énergies qui, selon les lieux, l'époque, les intérêts et/ou les idéologies de ceux qui les promeuvent, ont été désignées sous des vocables différents : naturelles, nouvelles, alternatives, renouvelables... C'est l'histoire de ces dernières que raconte « Face à la puissance », de François Jarrige et Alexis Vrignon.

Malpertuis, de Jean Ray : divine terreur

Publié en 1943, le roman Malpertuis est l'oeuvre la plus célèbre de l'écrivain belge Jean Ray. De par son ambiance, son écriture, sa construction, Malpertuis est un des sommets de la littérature fantastique du XXème siècle. Cette réédition est l'occasion rêvée de découvrir un auteur encore trop méconnu.

« Monstres de maison » : dédramatiser en s’amusant

"Monstres de maison", d'Eleonora Marton, apprend aux plus jeunes à dédramatiser leurs frayeurs nocturnes. Pour ce faire, il ausculte la nature onirique de quelques visions cauchemardesques, en adoptant le point de vue de Lola, une fillette.

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Les oranges amères, une image bien choisie

« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »

La femme au portrait, meurtre sur le tournage du film

« VOUS AVEZ BIEN CONSCIENCE QU’ON NE PEUT RIEN TOURNER SANS CE SATANE TABLEAU ? »