Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
Dans la collection « Aire libre », aux éditions Dupuis, Denis Lapière et Dany s'associent pour un roman graphique ancré dans l'air du temps. Ce dernier met aux prises une jeune femme moderne et un photographe plus âgé, tous deux porteurs de philosophies de vie a priori inconciliables.
Les Sœurs Grémillet reforment « le club des trois frangines ». Leur mission : en apprendre davantage sur le passé de leur mère et comprendre enfin les rêves étranges de Sarah, l'aînée de la famille.
À la fin du mois de mars débarque chez Vestron le deuxième et dernier tome d'ALIENS: Defiance. Comic book dérivé de la licence culte, ALIENS: Defiance tient du double dépassement, celui de son héroïne face à la terriblement fameuse Compagnie, et l'autre, non des moindres, de Brian Wood au-delà d'Alien(s).
"En vérité , Annie Wilkes est un personnage de femme écrite comme un homme, ce que l'on reproche souvent à l'écriture des icônes "badass". Mais dans le cas présent, cela fonctionne car le personnage de Sheldon écrit des romans à l'eau de rose, façon Barbara Cartland..." (Clément Arbrun, 2019 in Terrafemina.com)
"Si Louise ne veut pas du secrétariat national que Franck lui a offert pendant son discours de Caen, sans trop savoir
comment la refuser – dilemme –, Ballester est quant à lui écartelé entre ses sentiments pour Louise, sa fidélité à Franck et son allégeance stratégique à Chanelle : dilemme au cube."
Les éditions La Pastèque proposent une adaptation dessinée du diptyque "Le Naufragé de Memoria". Les auteurs Claude Paiement et Jean-Paul Eid y explorent nos pulsions les plus primaires dans une veine techno-pessimiste.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »