Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« Le rêve échappe aux systèmes de production-distribution, bien qu’on en réalise plusieurs milliards d’heures par jour sur la planète : 1 à 2 h pour un adulte. Jusqu’à 8 h pour un bébé, encore plus pour un fœtus… »
Urban Comics réédite "V pour Vendetta", d'Alan Moore et David Lloyd. Bienvenue dans une Angleterre fasciste et dystopique, placée sous la coupe de factions policières. Unique espoir : un anarchiste prêt à faire couler le sang pour recouvrer liberté et justice.
Jacques Demange l'affirme : « Redford est celui qui a le mieux éprouvé les capacités et les limites de son pays. » C'est précisément ce qu'il cherche à démontrer : le comédien aurait, mieux que quiconque, pris le pouls d'une Amérique changeante, complexe et mystérieuse.
Description de l’auteur par le yakuza qui lui explique qu’il s’est fait manipuler : « Tu veux que je te dise, tu es un meilleur journaliste que ce que je pensais. Tu es stupide, borné, têtu et inconscient, mais j’imagine que c’est ce qui fait un bon journaliste. »
"Par la vérité de Dieu, j'ai été inhumain. Je n'ai pas écouté mon ami, j'ai écouté mon ennemi. [...] Pour tous, soldats noirs et blancs, je suis devenu la mort. Je le sais, je l'ai compris." (David Diop, Frère d'âme, 2018)
Comme Sun Tzu, Machiavel restitue un art dans "Le Prince" : celui de gouverner, de diviser pour mieux régner ("Divide et impera"), de manipuler les foules... Son traité à l'usage du Prince constitue l'essence même du machiavélisme tel qu'on l'entend aujourd'hui.
"Car ce que mon père m'inflige témoigne d'un si profond mépris du corps qu'il en restera toujours quelque chose. Père, tu as juste été dépassé par ton invention. Tu pourrais être fier de ce constat, qui prouve ton génie créateur." (Soif, Amélie Nothomb, 2019)
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »