Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
Après un premier album en tous points réussis, Brian Michael Bendis et Michael Avon Oeming remettent le couvert : "Powers" renoue avec les dialogues parfaitement ciselés et les intrigues super-héroïques étonnantes.
François Morin a été un acteur et observateur de premier plan des nationalisations mitterrandiennes de 1981. Il a d'abord intégré la Mission d'étude de Jacques Piette, puis le Sécrétariat d'État de Jean Le Garrec, chargé de l'extension du secteur public. Aux éditions Lux, l'économiste et essayiste français revient sur cet épisode emblématique de la présidence de François Mitterrand, les querelles sous-jacentes au sein de la gauche et la postérité d'une réforme qui aura finalement fait long feu.
Le Soulier de Satin a tout pour rebuter : d'une dimension rare pour une pièce de théâtre (certaines représentations intégrales duraient une demi-journée), jugée complexe, la pièce pour dérouter par son apparent désordre. A la croisée du baroque et du modernisme, l'oeuvre offre pourtant une construction rigoureuse, l'action se déroulant autour du conflit entre désir et morale, avec le salut de l'âme en ligne de mire. Deux amants séparés, des enjeux politiques, l'exploration de l'Amérique, Le Soulier de Satin est un texte d'une ampleur exceptionnelle.
Derf Backderf est un ancien éboueur devenu journaliste, puis auteur-dessinateur de BD. Trashed puise dans ses expériences personnelles pour raconter l'Amérique à travers les yeux des invisibles qui s'échinent à la garder présentable.
Les éditions Lux publient "La lutte ou la chute !", série d'entretiens au cours desquels Noam Chomsky s'épanche sur les grands enjeux politiques, économiques et écologiques de notre temps. Répondant aux questions d'Emran Feroz, l'intellectuel-phare de la gauche alternative américaine dresse des constats lucides et sans concession, notamment sur l'impérialisme américain ou la présidence Trump.
Après un premier tome à la narration déstructurée et aux sous-propos multiples, Sean Lewis et Caitlin Yarsky remettent le couvert : le second volume de Coyotes apparaît plus direct, moins mystérieux, mais tout aussi efficace que son aîné.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »