Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Préquel des événements de Far Cry 6, ce one-shot signé Mathieu Mariolle, Afif Khaled et Salahdin Basti prend pour cadre un pays fictif d'Amérique du Sud que trois camps rivaux se disputent, le tout sur fond d'exploitation minière.
Le second tome du Ministère Secret voit le jour aux éditions Dupuis. « Trembler en France » permet à Joann Sfar et Mathieu Sapin de reproduire la formule qui a si bien marché dans le premier opus : des dialogues fusants, des aventures épiques et des personnages caricaturaux et souvent pathétiques.
La collection « 1000 feuilles » des éditions Glénat accueille le second tome du Petit Dickie illustré, de Pieter de Poortere, portant cette fois sur des publications s'étalant de 2011 à nos jours.
Les éditions LettMotif publient le troisième tome d'Une Histoire du cinéma français, consacré cette fois aux années 1950. Le regretté Philippe Pallin, ancien inspecteur à l'Éducation nationale, et le critique de cinéma Denis Zorgniotti y radiographient une décennie coincée entre l'âge d'or et la Nouvelle vague, d'abord ankylosée par les conservatismes, puis génératrice de nouveaux talents.
Les éditions Lapin publient Bonsoir, de B-Gnet. L'auteur, déjà passé par Fluide glacial ou La Boîte à bulles, s'emploie à détourner les films de genre et à se réapproprier des personnages aussi divers que Frankenstein, Dracula, les zombies ou les monstres kaijū.
Les Éditions Format ont récemment publié un très bel Atlas des lieux littéraires, que l'on doit à l'auteure espagnole Cris F. Oliver et à l'illustrateur Julio Fuentes. Tous deux emmènent leurs lecteurs dans des espaces fictifs qui ont souvent peuplé notre imaginaire : la chocolaterie Wonka, la Cité d'Émeraude, le Village de Capricorne ou encore la Terre du Milieu.
L'anthropologue et directeur de recherche au CNRS Jean-Loïc Le Quellec publie aux éditions du Détour un essai intitulé Avant nous le Déluge !. Il y revient sur les mythes, leur diffusion et leur actualité.
Anthropologue et journaliste, Pauline Guedj prend le parti de radiographier le cinéma de Steven Soderbergh. D'une filmographie en apparence protéiforme, elle tire des constantes et des modes opératoires qui éclairent l'œuvre d'un réalisateur ayant tout expérimenté, ou presque : les blockbusters comme les productions indépendantes, le septième art et la série télévisée, les succès retentissants au même titre que les échecs douloureux.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.