Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Le journaliste Stéphane Dugast et le cartographe au journal Le Monde Xemartin Laborde publient aux éditions Autrement un Atlas des grandes découvertes à la fois accessible et passionnant. Ils y reviennent sur les grandes expéditions humaines et sur les nombreux explorateurs passés à la postérité – de Neil Armstrong à Marco Polo en passant par Christophe Colomb ou Charles Darwin.
« La Colonie condamnée » est le premier tome d'une trilogie intitulée Scurry. Mac Smith y détourne le récit post-apocalyptique en érigeant des souris en personnages principaux.
Série initiée en 2014, Axolot se revendique comme une « bible du bizarre ». Son cinquième tome, présenté par Patrick Baud, ne déroge pas à la règle avec une anthologie illustrée par onze auteurs aux caractéristiques graphiques fondamentalement divergents.
S'adapter raconte comment la vie change quand un enfant handicapé, "inadapté", naît dans une famille. Comment trouver sa place quand on est enfant dans cette famille-là, aimer celui qui ne peut pas vivre comme les autres, comment se construire avec un fantôme? Toutes ces questions sont abordées avec une véritable sensibilité, une attention aux détails, à l'autre, et à soi. Car quel plus beau cadeau à faire à ceux qui nous entourent que de faire la paix avec soi-même, d'accepter qui l'on est ? Clara Dupont- Monod a reçu de nombreux prix (Femina, Goncourt des lycéens) pour une œuvre pleine de délicatesse et de cailloux.
« A la moitié du repas, Al et moi nous renversions contre le dossier de notre chaise, n’étant plus bons qu’à écouter et à regarder, en proie à une sorte d’hébétude. Miss Lyse avait l’air d’un personnage sorti d’un dessin animé de Walt Disney… grignote, grignote, mord, mastique, grignote, grignote… dévorant méthodiquement tout ce qui se trouvait sur la table, au point que nous n’aurions pas été surpris le moins du monde de la voir s’attaquer avec beaucoup de délicatesse, entre deux menus propos, aux assiettes elles-mêmes, tout en nous adressant un vif regard de ses yeux noirs et un petit signe de sa tête blanche, puis aux livres alignés sur le dessus de la cheminée, ingurgitant peu à peu toute la rangée, Shakespeare, Confucius, Claudine à l’école, Les Croix de bois, The Methodist Faun,… grignote, grignote, cric, crac, croque. »
Les éditions Flammarion publient une biographie-fleuve d'Adolf Hitler, sous-titrée « Le Monde sinon rien ». Brendan Simms y fond certains traits constitutifs du Führer et de ses organisations appariées, déjà largement commentés par ses confrères, mais décentre légèrement sa réflexion pour démontrer à quel point le monde anglo-américain l'obsédait et pourquoi le volk allemand faisait chez lui l'objet d'autant de circonspection que d'idéalisation.
Les éditions Delcourt publient Monstres, de Barry Windsor-Smith. Critique du scientisme et de l'armée, témoignage poignant sur la rupture familiale, cette volumineuse bande dessinée, tout en hachures et noir et blanc, constitue un modèle du genre.
« Au centre de la terre » est le second tome de la série Tarzan. Christophe Bec, Stefano Raffaele et Roberto Pascual de la Torre y confrontent le héros d'Edgar Rice Burroughs à des aventures périlleuses...
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.