Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Le scénariste Popésie et le dessinateur Turbogros ont publié en août 2020 Turbo Ciné aux éditions Lapin. Ils y évoquent succinctement le septième art et son histoire dans un esprit bon enfant.
En association avec l'Agence France-Presse, les éditions La Découverte publient Focus, un ouvrage mettant à l'honneur le travail des photographes, et donnant à ces derniers l'occasion de verbaliser leurs expériences professionnelles, sur un terrain où l'émerveillement le dispute souvent à l'angoisse, et où ils bénéficient d'un contact privilégié avec les grands événements de notre temps.
Les éditions L'imprévu publient Christian Dior. L'univers illustré d'une icône de la mode. Il s'agit de la traduction du nouveau livre de l'illustratrice de mode américaine Megan Hess, qui avait déjà réalisé le compte-rendu dessiné de la vie de Coco Chanel. Ce nouvel ouvrage est cette fois dédié à la maison Dior et son fondateur. Dès sa couverture, le livre s'annonce comme un bel objet, à déposer sur une table, prêt à être ouvert par les curieux.
Les scénaristes Scott Snyder et Charles Soule s'associent au dessinateur italien Giuseppe Camuncoli pour façonner l'univers dystopique de Undiscovered Country, dont les éditions Delcourt dévoilent le deuxième tome en langue française.
Romancier japonais parmi les plus célèbres et vendus en France, Haruki Murakami se voit nonuplement adapté dans la bande dessinée de Jean-Christophe Deveney et PMGL. Plusieurs de ses nouvelles forment en effet un recueil caractérisé par l'intrusion du fantastique et de l'onirisme dans le réalisme social du Japon contemporain.
Guillaume Le Disez, Fred Pizzoferato, Marie Casabonne et Claude Gaillard publient Slashers aux éditions Glénat/Vents d'Ouest. Ils y analysent l'évolution de ce courant cinématographique souvent caricaturé, ainsi que ses éléments constitutifs, et se penchent sur certains des nombreux débats qu'il a suscités au fil du temps.
« Cet album est dédié aux femmes et aux hommes qui enseignent le sacré aux gamins, et qui parviennent à le faire sans semer la haine et le repli. Gloire aux prêtres qui osent expliquer aux enfants qu’ils n’ont pas les réponses à leurs questions et que la valeur ne se calcule pas à la longueur de la barbe. Gloire à ceux qui n’oublient pas de leur dire qu’il y a assez de place, dans une tête bien faite, pour le goût des miracles et pour l’amour de la science. S’ils pouvaient se souvenir que le mot religion par son étymologie, est un appel à la fraternité, puisqu’il signifie « lier ». Une religion qui séparerait les êtres humains ne saurait être inspirée par Dieu. »
« La conviction que ce que nous percevons constitue la réalité n’est-elle pas une superstition moderne ? Peut-être que la réalité est hors de portée de notre intelligence. »
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.