Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
2021, comme 2020, a été une année riche en découvertes littéraires et en approfondissement de la littérature anglophone. Revenons ensemble sur ce qui nous a le plus marqués.
La série Le Dernier Dragon contient une double promesse : mêler à l'histoire une pointe de fantasy et inscrire les dragons au cœur des croisades religieuses. Son quatrième et dernier album, « Le Retour du Drakon », en manifeste toutes les caractéristiques.
Rodolphe, Léo et Louis Alloing publient aux éditions Delcourt le premier tome de la série Demain. Scindée en deux trames spatiotemporelles aux liens encore distants, elle cumule les mystères et les étrangetés.
Dans Mauvais sang, Loïc Clément et Lionel Richerand évoquent avec poésie, et par l'intermédiaire d'un petit vampire, à la fois les angoisses juvéniles et les familles recomposées.
Journaliste et diplômée en Histoire de l'Art, Chiara Pasqualetti Johnson publie aux éditions L'Imprévu un beau-livre mettant à l'honneur cinquante femmes d'exception.
Docteure en neurobiologie, Adèle B. Combes publie aux éditions Autrement l'ouvrage Comment l'université broie les jeunes chercheurs, essentiellement basé sur le témoignage de trois doctorants. Par ce biais, mais aussi à l'aide des données issues d'une enquête qu'elle a menée auprès de 2000 étudiants (« Vies de thèse »), elle entend objectiver les souffrances résultant des écoles doctorales.
«- Je nous ai ramené un nouveau bidule !
- Bonjour.
- Il a une sale gueule, ton bidule.
- Où tu l’as trouvé ?
- Boarf… Une drôle d’histoire avec un morveux et un chat.
- Tu nous racontes ? »
Le collectif de scénaristes Lewelyn et le dessinateur Jérôme Lereculey initient un nouveau cycle avec l'album « L'Heure du cadeau », seconde partie de la série Les 5 terres.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.