"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
Depuis le 9 mai 2018 est disponible en DVD et Blu-ray 'La Légende de la montagne', réalisé par le grand King Hu en 1979. À l'occasion de l'édition - soignée - du long métrage par Carlotta Films, retour sur le travail cinématographique du cinéaste magicien King Hu.
Si tu voyais son cœur est le premier long métrage de Joan Chemla. On y plonge dans la subjectivité de Daniel (Gabriel Garcia Bernal), littéralement submergé de douleur et de culpabilité après la mort de son ami Costel. Un film sensible à voir dès le 15 Mai en DVD chez Diaphana.
Avant The Florida Project, Sean Baker avait réalisé en 2015, Tangerine. Un essai directement inscrit dans une certaine mouvance underground, le bougre ayant shooté son film à l'Iphone et s'étant entouré de comédiens non-professionnels, en l'occurrence des prostituées afro-américaines transgenres. Un postulat pour le moins inédit qu'il n'hésite pas à mettre en scène sans négliger une certaine exubérance qui est pour ainsi dire salvatrice dans sa manière de filmer un Los Angeles brut.
Après 1900, une fresque monumentale sur le début du XXème siècle en Italie, Bernardo Bertolucci se tourne vers un drame intimiste inspiré de la psychanalyse et des opéras de Verdi. Loin de sa réputation d’œuvre "sulfureuse", loin de ces films qui n'ont que le scandale comme proposition artistique, La Luna est un film sensible, complexe et dense, d'une grande intelligence.
Si vous avez suivi le cinéma américain de ces cinquante dernières années, vous ne pouvez pas être passés à côté de Vilmos Zsigmond, directeur de la photographie incontournable. Delivrance, Voyage au bout de l'Enfer, Blow Out, L’Épouvantail, Rencontres du Troisième type : son travail a fait de lui une véritable référence de la photographie cinématographique.
Réalisé par Delmer Daves, qui avait déjà signé Le Flèche Brisée ou les Passagers de la nuit, Les Gladiateurs constitue la seconde partie d'un diptyque entamé avec La Tunique. Au programme, tous les éléments qui font le charme des péplums chrétiens : combats de gladiateurs, tigres dans l'arène, empereur cruel, etc.
Célèbre scénariste, auteur du Steve Jobs de Danny Boyle et de The Social Network de David Fincher, Aaron Sorkin est passé à la vitesse supérieure, en adaptant pour son tout premier film, un de ses propres scénarios : Le Grand Jeu. Où l'histoire d'une ex-légende du ski américain, Molly Bloom, qui va s'improviser reine du poker clandestin de New-York, un milieu arpenté par la mafia, les hommes corrompus et les stars de cinémas. Un bel objet filmique nerveux, sobre et élégant dans lequel brille une Jessica Chastain impériale.
Véritable brulot politique en phase avec l'éveil du cinéma iranien actuel, Un Homme Intègre ausculte avec une rare acuité les dérives du système politique iranien et les petites gens y faisant face. Un film enragé, engagé à voir absolument.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.