Non dépourvu de plans géniaux – notamment son duel final – et illuminé par le magnétisme de Lee Van Cleef, le film est néanmoins écrasé par le modèle leonien, dont tous les codes sont scrupuleusement respectés. Les suppléments sont généreux et sympathiques… mais eux aussi très imparfaits.
Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.
Des personnages nuancés, un Burt Lancaster extraordinaire et des paysages majestueux sont mis au service d’un récit évoquant la lutte à mort que se livrent deux cultures qui jamais ne pourront se comprendre. Le manichéisme n’a pas sa place ici : les adversaires sont renvoyés dos à dos alors qu’en arrière-plan le rêve américain se fracasse dans le sang et les cendres…
Mercredi dernier est sorti en combo Blu-ray/DVD Une histoire simple de Claude Sautet. À l'occasion du retour vidéo du film avec une édition soignée par Pathé Distribution, retour sur la libération de chacun des personnages captés avec justesse par Claude Sautet.
Le coffret que Carlotta nous propose rend parfaitement hommage au classique qu'est devenu Profession : Reporter, entre autre avec ce livre de 160 pages qui donne un aperçu de toute la richesse et la complexité du film de Michelangelo Antonioni.
Depuis mercredi est disponible en combo DVD/Blu-ray 'Premier de Cordée' (1944) de Louis Daquin. À l'occasion de son somptueux come-back vidéo chez Pathé Distribution, retour sur le parcours de son héros montagnard mis à mal par le vertige suite à une chute ; sur ce film "hommage aux guides" de Daquin qui peut aujourd'hui être perçu comme un hommage au cinéma et à sa fabrication ; ainsi que l'édition soignée concoctée par l'éditeur.
De la même manière qu'il raconte les débuts d'une révolution, Crazy Day marque la naissance de l'immense cinéaste qui contribuera à révolutionner le cinéma des décennies suivantes. Zemeckis, les Beatles à lui tout-seul.
Depuis les fameuses comédies remplies de cette "Lubitsch touch" (La Huitième femme de Barbe-Bleue, Sérénade à trois) jusqu'au mélodrame antimilitariste (L'Homme que j'ai tué), les éditions Elephant Films nous proposent d'explorer les différentes facette du génie d'Ernst Lubitsch à travers cinq films qu'il a réalisés dans les années 30 pour la Paramount.
C'est un film fort étrange que ce Cinq et la peau, second (et dernier) long métrage réalisé par Pierre Rissient au début des années 80. Un film unique, expérimental, se jouant des codes narratifs. Une œuvre à la fois personnelle et universelle. Un OVNI cinématographique mêlant errance introspective, exotisme, érotisme, amour de l'Asie, des femmes et du cinéma.
'Tuer n'est pas jouer' ('I Saw What I Did'), thriller de l'important cinéaste William Castle hochant entre pastiche hitchcockien et comédie légère adolescente, débarque dans une copie remastérisée haute définition chez Elephant Films. À l'occasion de ce come-back vidéo en HD, retour sur l'amusement et le regard qui, comme le suggère ici Castle, n'est pas exempt de toute responsabilité et n'est donc pas inconséquent.
C'est au sein d'un superbe écrin que l'on peut retrouver le très beau film de John Frankenheimer, Le Prisonnier d'Alcatraz, dans lequel Burt Lancaster tient le rôle d'un des détenus les plus célèbres de l'histoire américaine. Le film est présenté dans une très belle copie restaurée et est accompagné d'un livre de 200 pages racontant son tournage mouvementé.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.