"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
Depuis les fameuses comédies remplies de cette "Lubitsch touch" (La Huitième femme de Barbe-Bleue, Sérénade à trois) jusqu'au mélodrame antimilitariste (L'Homme que j'ai tué), les éditions Elephant Films nous proposent d'explorer les différentes facette du génie d'Ernst Lubitsch à travers cinq films qu'il a réalisés dans les années 30 pour la Paramount.
C'est un film fort étrange que ce Cinq et la peau, second (et dernier) long métrage réalisé par Pierre Rissient au début des années 80. Un film unique, expérimental, se jouant des codes narratifs. Une œuvre à la fois personnelle et universelle. Un OVNI cinématographique mêlant errance introspective, exotisme, érotisme, amour de l'Asie, des femmes et du cinéma.
'Tuer n'est pas jouer' ('I Saw What I Did'), thriller de l'important cinéaste William Castle hochant entre pastiche hitchcockien et comédie légère adolescente, débarque dans une copie remastérisée haute définition chez Elephant Films. À l'occasion de ce come-back vidéo en HD, retour sur l'amusement et le regard qui, comme le suggère ici Castle, n'est pas exempt de toute responsabilité et n'est donc pas inconséquent.
C'est au sein d'un superbe écrin que l'on peut retrouver le très beau film de John Frankenheimer, Le Prisonnier d'Alcatraz, dans lequel Burt Lancaster tient le rôle d'un des détenus les plus célèbres de l'histoire américaine. Le film est présenté dans une très belle copie restaurée et est accompagné d'un livre de 200 pages racontant son tournage mouvementé.
Comme a pu le faire Alfonso Cuaron sur Gravity, Deux hommes en fuite repose moins sur ce que l’on identifie (donc qui appartient à la diégèse) que ce que le cadre nous évoque (ce qui dépasse le cadre du récit). D’où l’équilibre d’une réalisation moins naturaliste que panthéiste, qui flatte ses extraordinaires décors naturels dans un scope majestueux pour mieux confiner les personnages dans l’horizon, comme s’ils essayaient de retraverser le Styx en sens inverse.
Cette semaine sont ressortis en vidéo deux beaux films de John Huston, Dieu seul le sait (1957) et Le Barbare et la Geisha (1958). À l'occasion de ce come-back DVD/Blu-ray Huston-ien porté par de nouvelles versions remastérisées, retour ici sur le second film, soit le "film japonais" de John Huston avec un John Wayne impérial dans une représentation toute en nuances du Japon du XIXe siècle.
Cette semaine est sorti en version remastérisée Dieu seul le sait (Heaven Knows, Mr. Allison). Édité en Blu-ray et DVD par les éditions Rimini, le film réalisé par John Huston en 1957 met en scène Robert Mitchum et Deborah Kerr pris dans la tourmente de la Seconde Guerre Mondiale : quand la mission passe avant l'amour...
Critique sociale, drame psychologique et film noir, La Victime, de Basil Dearden, est un film remarquable, toujours d'actualité tant qu'il y aura de l'homophobie. Elephant Films nous permet de redécouvrir ce film en DVD et Blu-Ray.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.