Rétrospectives

Yi Yi : les angles morts de l’existence

"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.

Mahjong : les mirages du capitalisme

Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.

Confusion chez Confucius : Anatomie du désordre

À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.

Halloween (1978), de John Carpenter : le parangon du slasher

Le succès de Halloween dépasse l’aspect purement commercial, même si celui-ci est phénoménal. Le film est un classique qui donna au slasher, un genre jusque-là considéré comme du simple cinéma d’exploitation, ses lettres de noblesse.

Fog : John Carpenter et le Vaisseau Fantôme

C'est après le succès inattendu d'Halloween que John Carpenter réalise Fog, une de ces histoires que l'on se raconte au coin du feu, le soir, pour s'amuser à se faire peur.

Assaut de John Carpenter : un premier coup d’éclat

Assaut incarne toutes les prémices et tout l’aspect iconoclaste de la filmographie de John Carpenter. Idéalement influencé par le western (Rio Bravo) avec ses guerres de rues entre gangs interposés et le huis clos zombiesque qui fera sa renommée quelques années plus tard avec The Thing, John Carpenter est déjà un cinéaste au style bien marqué. 

Sorry we missed you : Uber et contre tous

Ici pas de rois, pas de reines, juste des bouts de Dickens qui ne comprendront jamais comment chaque cuvée de cinéma social a réussi à prouver qu'on a passé un demi-siècle à se faire bien plus de mal que de bien, pour par exemple ces tâches aussi vitales que de livrer à l'heure, le plus vite possible, des tas de conneries achetées sur Amazon.

La part des anges : un moment de comédie chez Ken Loach

La Part des anges sort en 2012 et repart avec un prix cannois, quatre ans avant la Palme d’Or pour Moi, Daniel Blake, beaucoup plus noir que ce petit bijou à la fois social et comique qui réunit des personnages déjantés, décalés. Un petit apéro tourbé dans la carrière du réalisateur britannique.

Le Vent se lève, de Ken Loach : une Palme d’or pour une révolution

Nous continuons notre rétrospective Ken Loach avec Le Vent se lève, peut-être son œuvre la plus populaire, mais non moins difficile et dure à encaisser. Une déchirante ode à la liberté au prix de la fraternité.

Raining Stones : l’Angleterre rincée mais droite dans ses bottes, selon Ken loach

Par ce retour à la sauvagerie la plus primitive, le propos annonce la couleur sans chercher à tergiverser. La scène d'exposition passée, les deux chasseurs deviennent des paumés, pathétiques et attendrissants, qui galèrent à tuer, découper et vendre une viande de mouton qu'ils bradent dans les bars et sur les parkings. On regarde la date. 1993. C'est ça, l'Angleterre ? Le grand marché, l'Europe, le ruissellement ?

Secret Défense (Hidden Agenda) : Ken Loach et le conflit nord-irlandais

Seize ans avant d'obtenir sa première Palme d'Or avec Le Vent se lève, Ken Loach nous livrait déjà sa vision du conflit en Ulster. Secret Défense (Hidden Agenda) est un thriller politique mais Loach reste fidèle à ses méthodes habituelles, insistant sur les conséquences humaines des décisions politiques. Un très bon film, avec Frances McDormand, Brian Cox et Brad Dourif.

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